SCÈNE XIX
Tout le Monde, excepté POTIN.
SIMON. Qu’y a-t-il ? D’où vient ce bruit ?
LE DOCTEUR. Vous arrivez à propos, Ces messieurs allaient se battre.
TOUS. Se battre !
élise. Mon frère !
H. et MAD. SIMON. Mon fils !
le docteur. Votre Gis et le capitaine Georges.
Simon à Victor. Malheureux ! vous vouliez faire de ma maisou une scène de meurtre ?
mad. SIMON. Y pensiez-vous, Victor?
GEORGES. Mais je vous jure que ce n’était rien; un mot, cela se serait arrangé, soycz-cn sûrs. Et la preuve, c’est que j’offre ma main A Victor, je suis persuadé qu’il ne la refusera pas.
VICTOR, la réfutant. Monsieur !
GUSTAVE, d Viétor. Dés que le capitaine vous offre sa main , vous deves
l’accepter.
MAD. SIMON. Mon 61s !
( Victor loi donne 1» m»in, pendant que tout le monde interroge le» témoin» de I» «cène précédente. Victor et George» se tiennent * l'icart. )
GEORGES A quelle heure demain ?
VICTOR. Au lever do l'aurOrO.
GEORGES. En quel lieu ?
VICTOR. Celui que vous voudrez.
Georges. Eh bien ! Nous nous trouverons sur le port.
Victor. Les armes?
GEORGES, Le pistolet. Tous deux, sur les levées d’une chaloupe, en pleine mer:
aGn que celui qui sera touché ne puisse en revenir !
Victor. C’est dit , point de grâce , car je ne vous en ferai pas.
GEORGES. Ni moi, je vous le jnre ! Ce n'est plus rien, vous le voyez. Continuons à nous divertir. Ce bal était divin ! je suis vraiment fâché de l'avoir troublé un moment.... Mais je veux vous donner à mon tour l’exemple du plaisir. (A Marie lui donnant la main.) Mademoiselle