ACTE PREMIER
allons nous voir tous les jours ensuite. AUcndez-nioide midi à une heure. J'ai hâte de vous redire combien je vous aime et ce que j'ai fuit pour vous le prouver. Toute ma vie est à
vous. » (il met la lettre dons sa poche et sonnai. A do Tournas.) JC SUIS
désolé, mon cher ami, mais il faut que je sorte.
DE TOURNAS
Tant pis ! je venais vous chercher pour vous offrir à déjeuner au cabaret.
ANDRÉ
Impossible aujourd'hui.
DE TOURNAS
Une femme! Ah! mon gaillard... Vous avez raison, vous êtes jeune, amusez- vous, mais n'abusez pas... Qu'est-ce que vous cherchez?
ANDRÉ, sonnant de nouveau.
Je cherche mon chapeau.
DE TOURNAS
Le voici... Ah ! non, c'est le mien. Vous y perdriez probablement. Voulez-vous que je le demande, votre chapeau ?
ANDRÉ, voyant entrer Joseph.
Je NOUS remercie, Joseph va me le donner, (a Joseph.) Si la dame en noir vient, que je sois ici ou que je n'y sois pas, vous lui direz que je suis parti ce matin pour Dieppe.
JOSEPH
Oui, monsieur.
Donnez-moi mon chapeau.
Joseph sort.
i; UN PÈRE PRODIGUE.
DE TOURNAS
Qu'est-ce que c'est que la dame en noir?
ANDRÉ
Cest une dame qu'on désigne ainsi, probablement parce qu'on ne veut pas la faire connaître.
DE TOURNAS
A propos, je ne vous ai pas revu depuis que vous avez eu la bonté de me prêter ce que je vous ai demandé. Vous ne men voulez pas d'être encore votre débiteur ?
ANDRÉ
Non.
DE TOURNAS
En attendant mon affaire de succession, je vais entrer chez... (n dit le nom à roreiiie d'Andrâ.) N'en parlez pas, je viendrai vous donner des détails. Tenez, il y aurait peut-être là pour vous de l'argent à gagner. J'y songerai,
ANDRÉ
Ah ! ah !
DE TOURNAS
Mais deux ou trois mois, c'est encore long, et, en attendant...
ANDRÉ, mettant )a main à sa poche.
Voyons! combien?
DE TOURNAS
Prêtez-moi quinze louis.
ANDRÉ
Les voici.