SCÈNE III
Les MÊMES, HÉLÈNE, MADAME GODEFROY.
LE COMTE, à Hélène, en lui tendant les bras.
C'est papa ! ... Il est revenu ! . . .
HÉLÈNE
Et revenu tout seul?
18i UN PÈRE PRODIGUE.
LE COMTE
Tout seul, comme un grand garçon.
HÉLÈNE
Et pour longtemps ?
LE COMTE
Pour toujours, si...
HÉLÈNE
Si?
Si vous le voulez bien. Aimez André : tout son bonheur est entre vos mains, car il n'y a pas de douleur, si grande qu'elle soit, que ne puisse faire oublier à son mari une femme comme vous...
HÉLÈNE
Comme vous êtes émul
LE COMTE
N'est-ce pas tout naturel, quand je vois que tout le monde m'aime encore? (a madame Godefroy.) Et vous, chère, me donnez- vous la main?
MADAME GODEFROY
Vous savez bien que, moi, je serai toujours la même pour vous, quoi qu'il arrive. Faut-il enfin tuer le veau gras? sinon il va mourir de vieillesse...
LE COMTE
J'espère que nous l'entamerons ce soir. A bientôt! (a André.
Il le prend dans ses bras et l'y tient quelques instants.) Maintenant, SOis
tranquille, je vais m'occuper de toi, et je vais faire de la bonne besogne, je t'en réponds. A bientôt, mes enfants I à bientôt!