‹ Un Père prodigueChapitre 20 sur 113 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

ALBERTINE, à Tournas.

Sonnez!... (au comte.) Et d'abord, avcz-vous déjeuné?

LE COMTE

Non.

ALBERTINE, à Joseph.

Mettez un couvert...

Et servez- moi deux œufs.

JOSEPH

Quel vin, monsieur le comte?

LE COMTE

De l'eau!... Vous savez bien que je ne bois jamais de l'eau...

Joseph sort.

DE TOURNAS

Comment le trouvez- vous?

ALBERTINE, à de Tournas.

Il est bien mieux que son fils.

DE TOURNAS, qui a pris son chapeau.

Il n'y a pas de comparaison!

LE COMTE, à do Tournas, bas.

Quelle est donc cette dame?...

DE TOURNAS

Comment la trouvez-vous?

LE COMTE

Charmante l

DE TOURNAS

Eh bien... c'est une dame charmante, voilà tout. Je vcms laisse, (a Aibertine.) Aclieu, chère madame.

ALBERTINE, à de Tournas.

Attendez-moi, mon cher monsieur de Tournas, je m'en ais avec vous.

DE TOURNAS

Parfaitement... (a Joseph.) Alors, donnez-moi du café.

Il va prendre son café au fond du théâtre. LE COMTE.

Vous m'abandonnez?... C'est une trahison!

ALBERTINE

Vous repartez dans quelques heures... Si vous êtes venu à Paris, c'est que vous avez à y faire autre chose que de causer avec moi. Et, d'ailleurs, de quoi causerions- nous? Nous ne nous connaissons pas.

LE COMTE

Ce ne serait pas là la difficulté... Nous ferions connaissance.

ALBERTINE

Mal...

LE COMTE

Mon fils est fort heureux!...

ALBERTINE

De quoi?

LE COMTE

De connaître bieii une personne comme vous!....

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