ACTE TROISIEME. lua
HÉLÈNE
Oui.
ANDRÉ
Tu me croiras?
II EL iî NE.
Je ne demande qu'à te croire.
ANDRÉ
Eh bien, oui, j ai dit à d'autres femmes que je les aimais... Et maintenant, écoute bien ceci, mais n'en abuse pas trop. Il n'existe pas une femme, si habile, si belle, si aimée qu'elle soit, qui puisse donner à son amant la centième partie de l'émotion que donne en une minute à l'époux qui l'a choisie la jeune fille qui va recevoir de lui la révélation de l'amour. Tout homme qui n'a pas connu cette sensation et qui prétend avoir aimé est un fou dont on peut rire, et celui qui, dans le mariage, croit pouvoir se passer d'elle est un malheureux qu'il faut plaindre. — Sois tranquille, je suis bien à toi...
Le comte est entré sur ces derniers mots, s'est approché doucement, et, lorsque Ilélène veut embrasser André, c'est lui qu'elle embvasse.)