‹ Un père prodigue...: Comédie (en prose)Chapitre 36 sur 112 · ACTE DEUXIEME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIEME

DE LIGNERAYE.

Je sais cela.

DE PRAILLES.

Je venais m'excuser auprès de la marquise de lui manquer de parole. Je suis forcé de retourner à Paris.

DE LIGNERAYE.

Aujourd'hui même ?

DE PRAILLES.

A Tinslant.

DE LIGNERAYE.

Puis-je vous demander, monsieur, si c'est une mauvaise nouvelle qui vous rappelle à Paris ?

DE PRAILLES.

Madame de Prailles m'écrit qu'elle est très soulï'rante et qu'elle ne peut venir me rejoindre avant deux ou trois jours. Je n'étais venu à Dieppe avant elle que pour retenir un apparLement et lui épargner les ennuis d'une installalion. Je n'ai donc pas de raison de rester ici lorsqu'elle est souffrante là-bas. Je ne saurais prendre un plaisir dont elle se trouve privée pour une pareille cause, et, d'ailleurs, je serais trop inquiet.

DE LIGNERAYE.

Ne nous avez- vous pas dit que la mère de madame de Prailles était auprès d'elle ?

DE PRAILLES.

Oui, heureusement ; mais j'ai le ridicule — dans ce tempsci c'en est un, je crois, — d'aimer ma femme...

DE LIGNERAYE.

Pourquoi n'aimerai l-on pas sa femme? on aime bien celles des autres...

DE PRAILLES.

Alors, je puis compter, monsieur, que vous présenterez mes excuses et mes regrets à madame de Chavry ?

DE LIGNEUAYE.

Certainement.

DE PRAILLES.

Merci, et au revoir, j'espère; si jamais vous venez à Tours, n'oubliez pas que j'en suis à deux lieues, au château de Prailles, dix mois sur douze, et que je serai heureux de vous y recevoir.

DE LIGNEUAYE.

De mon côté, monsieur, si je puis jamais vous être bon à quelque chose, disposez de moi.

Les» deux hommes t$e salucnl uu uiomenl où do Naton entre. De Praillcii suri.

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