‹ Un père prodigue...: Comédie (en prose)Chapitre 53 sur 112 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

HÉLÈNE

Comment ?

ANDRÉ

En voyant tout ce que j'ai perdu pendant ce mois-là.

HÉLÈNE

Nous le retrouverons.

ANDRÉ

Ce sera bien difficile.

RÉLÈNE.

Non, car nous nous verrons souvent. Me trouvez-vous

bien changée ?

ANDRE

Oui, je le disais- tout à Theure à votre tante; je ne vous aurais pas reconnue; mais vous êtes...

HÉLÈNE

Beaucoup mieux, n'est-ce pas ? Cette petite sucrerie était inévitable... Mais, moi, je vous aurais reconnu, c'est tout naturel! Vous aviez déjà dix-buit ans quand nous nous sommes quittés. La dernière fois que nous nous sommes vus, c'était à la campagne. Vous êtes venu à cheval. Vous étiez un peu... On peut tout dire?

ANDRÉ

HELENE

Vous étiez un peu trop content de vous.

ANDRÉ

Vous avez remarqué cela, à douze ans ?

88 U^• PÈRE PnODIGlK.

ttÉLÊNE.

A douze ans, on remarque bien des choses. Vous rappelezvous nos promenades au Luxembourg? Et les contes de fées?

ANDRÉ

Dont nous nous amusions à peindre les images, le soir.

HÉLÈNE

J'ai toujours ce livre. Venez avec moi... Non, attendezmoi; attendez-moi un peu, je vais revenir.

Elle sort en courant. An<Irt* reste pensif.

SCÈiNE VII ANDRÉ, LA MARQUISE.

LA BIARQUISE, entrant, à André.

Eh bien?

ANDRÉ

Nous avons parlé de notre enfance.

Et du comte?

ANDRÉ

Le passé nous a entraînés loin de l'avenir, et puis, franchement, cette situation retournée m'embarrasse beaucoup plus que je ne l'aurais pensé, et je ne saurais comment m'y prendre pour demander à une jeune fille, avec qui j'ai sauté à la corde, si elle veut être ma belle-mère. Il n'y a que

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