‹ Un père prodigue...: Comédie (en prose)Chapitre 9 sur 112 · ACTE PREMIER. Il · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER. Il

JOSEPH

J'étais très attaché à monsieur ; monsieur me regrettera.

Il 6orl.

MADAME GODEFROY

Comme vous êtes tourmenté ! votre temps ne vous appartient plus ; je vous quitte, car je suis importune comme les autres. J*ai fait apporter à votre intention, en venant à Paris, quelques petites provisions d'hiver : vous voudrez bien les accepter, n'est-ce pas? entre autres, des confitures que votre père adore, et que j'ai faites moi-même. Tâchez que ce ne soit pasj comme Tannée dernière, vos domestiques qui les mangent.

ANDRÉ

J*y veillerai, chère madame, car, moi aussi, j'adore les confitures.

Il prend son mouchoir.

MADAME GODEFROY

Regardez donc votre mouchoir !

ANDRÉ, voyant son mouchoir déchiré.

Si vous voyiez ceux de mon père, c'est bien autre chose !

MADAME GODEFROY

Je suis ridicule, peut-être, mais ces choses-là me désolent.

Enfin!... Adieu. (EUe va pour sortir. Se ravisant.) VoUS êteS SÛr

que le comte ne fait pas la cour à madame de Chavry ?

J'en suis sûr ; ce serait la première chose qu'il m'aurait écrite.

MADAME GODEFROY, tn s contente.

Allons, au revoir, mon cher monsieur André... N'oubliez pas votre promesse.

ANDRÉ

Soyez tranquille, chère madame, et merci mille fois pour cette bonne visite !

Au moment où madame Gotlefroy sort, de Tournas se précipite du dehors, prend un battant de la porte, le tient ouvert et salue obséquieusement madame Godeflroy. Elle i^alue et sort. Il entre.

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