‹ Un petit bout d'oreille... comedie en un acte, en proseChapitre 3 sur 33 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

ÉDOUARD, en robe de chambre.

Personne. Il m’avait semblé entendre... Oh! il n’y aurait ien d’extraordinaire que ma femme rôdât atftour de mon appartement... (il va éeonter à la porte d’ Hélène.) Non. (il redescend le théâtre, en disant :) Pauvre Hélène!... Après tout, elle a peutêtre bien le droit... C'est égal, cet espionnage étemel, impitoyable, me lasse, il m’irrite. Car enfin que veut-elle? N’estelle pas heureuse? Quelle femme, à Paris, a-t-elle le droit d’envier? et quelle femme ne l’envierait pas? Qu’elle me. laisse donc ma liberté!... Jusqu’ici, à vrai dire, cette liberté ne m’a pas apporté d’immenses profits... Je sais que lady Simpson est encore plus espionnée que moi. Ce mari qui ne la quitte jamais... Il y a longtemps que j’aurais perdu courage, si elle n’était venue soutenir, exalter mon amour par ce billet.

(il iort un billet, l’ouvre et le parcourt de» jeux.) C’est adorable d’en-

traînement, de passion, de franchise surtout II n’y a que les Anglaises pour s'exprimer ainsi ; elles se compromettent tout de suite : vous n’avez plus rien à faire. Ce billet a déjà un mois de date ; eh bien, quand je le relis, il me semble que je l’ai reçu avec la fleur qu’elle a laissée tomber hier à mes pieds. Cette fleur est un signal, cette rose veut dire confiance.

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