SCÈNE VII
MARTHE
N’a-t-il pas môme exigé?...
HÉLÈNE
Ju ne veux plus me soumettre à de pareilles exigences; non !
MARTHE
C’est différent.
HÉLÈNE
Je n’eus jamais plus besoin de voir ma sœur, de lui parler, de la consulter. Je ne suis pas heureuse, ma bonne Marthe.
(Ella le laine tomber lur le divin de U coniole.)
MARTHE
Parce que tu ne veux pas l’être.
HÉLÈNE
Je no veux pas! Oh! si tu savais!
MARTHE, panant devant elle.
Pas de confidences! elles demandent des conseils, tu ne suivrais pas les miens...
C’est que tes conseils... je t’en ai demandé un l'autre jour et lu m’as répondu...
MARTHE
Ceci : Qu’à la campagne, quand mon père, le fermier, avait de jeunes bestiaux malades dans son étable, et que nous nous mêlions de les soigner, ils mouraient tous par douzaines; mais si nous leur donnions la clé* des champs, nous les voyions revenir, quinze ou vingt jours après, bien frais, bien sains et guéris pour longtemps.
HÉLÈNE, *e levant.
Ainsi, ton beau système serait d’ouvrir la porte au mari infidèle qui veut sortir.
MARTHE
Et les fenêtres, s’il est pressé.
HÉLÈNE
Tu es une bonne fille, Marthe, mais...
MARTHE
Mais je suis un peu dans les bestiaux, moi aussi.
UN VALET, annonçant du fond.
Mademoiselle Théodorine de Montbertin.
HÉLÈNE
Priez-la d’entrer, (a Marthn, on la faisant remonter sert le fond, à droite.) Préviens-moi bien vile si mon mari se dirigeait vers ce salon pendant que je suis avec ma sœur.
MARTHE
Sois tranquille. (Elle sort par le fond, après l’entrée do Tbéodorino.)