SCENE PREMIÈRE
CONSOMMATEURS en robe d'avocat, LA DAME DU COMPTOIR, UN GARÇON, MAITRE BAVA Y, en robe d’avocat, assis à une table et déjeunant, GE INDARD, debout et causant avec maître Bavay.
Am du Moulinet de Strauss.
Dépêchons !
Garçons,
Servons,
Montrons
Du cœur à l'ouvrage I Noos tous qui plaidons.
Selon l'usage,
Nous nous ii&tons!
Garçons 1
un consommateur, à une table de gauche, en costume de ville.
Garçon!... la Revue des Deux Mondes!
le g arçon, an fond à droite.
Oh ! monsieur, ici nous n’avons pas cola — nous n’avons que les journaux judiciaires.. . vous comprenez... au café du Palais... on ne reçoit que les feuilles ad hoc... { Le Garçon s'éloigne.)
LE CONSOMM ATEUR, à part.
Et les garçons parlent latin... Mazettel...
ti'J
GEINDARD.
Deux cents francsl Je metiendraisplutoldebouttoutema vie.
BAV AV.
Autre recommandation... Lorsque vous serez devant le tribunal, poussez de temps en temps des petits cris de douleur... j’en ai besoin pour ma péroraison.
OEINDARD.
C’est facile !
Quand le président vous dira : «C'est très-bien, allez \ous asseoir. . . » vous en ferez le simulacre. . . et vous vous relèverez vivement, en faisanÉfc Aïe! » et vous ajouterez : «Cela m’est impossible, monsieuWe président. »
GE INDARD.
Aïe! cela m’est impossible, monsieur le président.
BAV A Y.
Très-bien... vous êtes dans le ton... Je crois que cela impressionnera les jurés.
GEINDARD.
Oui... ceux qui ne sont pas contre moi!