dgard
On dirait que ça ne vous fait pas plaisir?
GATINAIS
Moi, au contraire ! ( A part.) Ile cette façon, s’il ne s’échappe pas... je le ferai acquittor^^^s’il s’échappe... je le ferai encore acquitter... par cohtnHS® !.. ( Montrant Edgard.) Il a eu une excellente idée, le petit. (Haut.) Vous déjeunez avec moi ?
Volontiers... Et ces dames?
GATINAIS
Elles doivent venir me prendre ici... pour que je les fasse placer.
LUCETTE , entrant par la porte du fond et s'adressant
au Garçon.
Dites donc, jeune homme, voulez-vous me montrer mon avocat ? *
LE GARÇON
Comment s’appelle-t-il ?
llcette, tirant un papier de sa poche.
Attendez!... (Lisant.) Maître Bavay...
LE GARÇON
Il a déjeuné ici... mais il est parti... vous le trouverez dans la salle des Pas perdus... (Il sort à droite .)
gatinais, la reconnaissant.
Mais je ne me trompe pas... c’est la petite Lucette. ** lucette, redescendant la scène.
Ah ! je vous reconnais... c’est à vous que j’ai donné des œufs...
gatinais.
Chut ! ne parlez pas de ça ! (Haut.) Vous venez pour l’affaire Budor, qui doit se juger aujourd’hui ?
' Gaiinais, Lucette, le Garçon, Edgard.
** Gatinais, Lucette, Edgard.
LUCETTE
Non, c’est arrangé... papa a retiré sa plainte... g a tin aïs, contrarié.
Comment! nous n’aurons pas l'affaire Budor? Ah! c’est désagréable... je complais m’en régaler...
edgaud, sc levant.
On est d’une indulgence...
LUCETTE
Si personne ne se plaint... si tout le monde est content...
GATIXAIS.
Et votre père quj^ait si furieux...
Il s’est calmé tout d’un coup.. . Par exemple, je ne sais pas pourquoi... c’est un jour que ma sœur a été malade... g a tin ai s, étonné.
Tiens !
LUCETTE
Alors, maman a embrassé ma sœur ; papa a embrassé Budor... il a consenti au mariage... et Budor vient tous les soirs à la maison...
GATIXAIS.
C’est étonnant 1
EDGARD
C’est honteux !
LUCETTE
Et depuis ce jour-là, tous les soirs, maman fait des petit* bonnets.
GATIXAIS.
Ah! j’y suis!
LUCETTE
Et ma sœur ne fait plus rien... Quand elle met seujemcn un pied devant l’autre, maman lui dit : Prends garde... Savez-vous pourquoi?
GATIXAIS.
Parbleu !... c’est parce que... ça ne vous regarde pas !
LUCETTE
Et moi, je trime toute la journée à porter du lait, à puiser de l’eau, à casser du bois, et on ne me dit jamais : Prends garde!... Savez-vous pourquoi? .
GATINAIS
Parbleu!... parce que... voulez-vous me laisser tranquille? LUCETTE.
Ne vous fâchez pas... je vas payer not’ avocat... maman m’a recommandé do bien le marchander... je vas lui offrir des œufs frais ! ( Elle sort par le fond à droite.)