‹ Un pied dans le crime comédievaudeville en trois actes de Eugène Labiche et Adolphe CholerChapitre 70 sur 76 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

GATINAIS, GEINDARD, puis PO T EU.

geindard, entrant par la droite.

Onze moins un quart... l’audience va commencer... gatinais, courant à lui- *

Ah! Geindard!... Deux mots!... Blancafort est innocent!

GEINDARD.

Allons donc !

GATINAIS

Je connais le coupable... celui qui a tiré le coup de fusil... Tu ne voudrais pas faire condamner un innocent?

GEINDARD.

Ah! j’en suis bien fâché... mais l’instruction est faite... Il faudrait tout recommencer. . . et moi j’en ai assez. . . (A part.) Je désire m’asseoir.

GATINAIS

Mais puisque je te dis que je le connais... c’est moi... là!... C’est moi!...

GEINDARD.

Je vois la chose... On dit qu’il vous a sauvé la vie, et vous vous sacrifiez à votre tour.

* Geindard, Gatinais.

DN PIED DANS LE CRIME

GATIN AIS.

Comment! tu ne me crois pas?

GEIN DARD.

Pas du tout.

GATIN AIS .

Mais quand je te jure... [Apercevant Poteu qui entre du fond.) Ali! j'ai un témoin!... Poteu! avance! (Il le prend par les épaules.) *

poteu , s’avançant.

Monsieur?

GATIN AIS.

Jure-moi de dire la vérité... toute la vérité!... Qui est-ce qui a tiré le coup de fusil?

C’est Blancafort !

GEINDAIID.

Ah ! vous voyez bien !

GATIN AIS, à PoteU- Mais, tu m’as vu... au bout du jardin...

POTEU.

Moi... jamais!

g ati nais, indigné.

Oh!

poteu, à part.

Merci... S’il était condamné, je perdrais ma place!... (ieindard l'entraîne dehors .)

GEINDARD.

Filons! L’audience va commencer! ( Poteu et Geindard sortent par le fond.)

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