V. di'oit (termes de
Il vaut d'ailleurs la peine d'observer qu'au XV* siècle le moiadjournement était entré dans lo langage de Tamour avec le sens spécial d'appel et d'excitation.
Ch. d'Orléans, éd. d'Héricault, II, p. 171.
Les adjournements Que font, vers vieulx et [jeunes gens, Amours et la saison nou-
[velle.
Eloy Damerval : Livre
de la Deablerie.
Satan : Tous beaux adjour-
[nemens sans verge
(Test à dire tout macr étage
Sortist de ma teste voilage.
Adviser le pelé xvii. 4.
S'enfuir, v. Jargon.
Aguet {sans) xxx. 6. Sans précaution , opposé à d' aguet, avec prudence.
Ars XVIII. 2.
Asseoir ni. 5. v. campos.
Attente xxvi. 5. v. Gh.
d'Orléans, II, 224.
N'auray je que d'espoir
[butin,
Uattente des desconfortez.
Gomp. Gh. d'O. 1, 62 et l'expression proverbiale : quitter le jeu et l'attente.
Audience xx. 1. v. droit (termes de).
Autour XVIII. 5. Il est à observer que cette mention d*un oiseau de proie implique une arrière
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pensée de sensualité, comme dans le Lay de l'Esprevier, la Ballade de Villon pour Arabroise dé Loré, et le rondeau cxxxviii de Gh.
d'Orléans, II, p. 156.
Bacculer v. 7. v. Gotgrave baccoler to play at titter totter; as children who sitting upon both ends of a long pôle supported only in the midst lift one another up and down.
Les autres significations de &accM/er ne conviennent pas ici. Bacculer dans le sens de bas^ culer que lui donnent Gotgrave et le Grant Garde-derrière revient autre part xv^ siècle, v.
la ballade d'ung gaudisseur amant qui se mocque de sa dame dans la Ghasse et le départ d'amours, d*0. de St Gelais, passage que je ne citerai pas pour de bonnes raisons.
Dahouars xxxv. 4. Je n'ai rencontré nulle part ce mot. Apparemment ce n'est autre chose que le mot huaiH =/iwe^niais et railleur en même temps, avec l'élément prothétique ba. Ménot dans ses Sermons (la partie française de la citation est donnée par Godefroy, V. huart) dit : « Nonne est magnus abusus velle facere de uno milvo falconem? Gerte ita de ung huard ung esprevier.^ Le dicton démontre qu'il y avait dans la désignation huartuue nuance de mépris.Gomp.
escoufle et buis art.
Barre x. 3. piquer b., s'enfuir.
Bast XI. 6. Coucher atout le b. comp. la ballade du ms. de Stockholm, no 53.
Les vielz routiers sont mis
[au bas.
Et coucheront atout le
[bas.
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Baver XXXIII. 7. Causer.
Blasonner xvi. 2.
Dont XXI. 7. Bailler le b.
planter là.
Brouerxiv. 7. v. large et jargon.
Bruit XX. 1. Estre en b., avoir renom, être glorieux.
Buisari xviii. 6. Gomme huartf V. bahouarl^ buisart^Bi les deux sens d*une espèce d'oiseau de proie et d'un niais. Gotgrave signale v bruthier (équivalent de buisart) le dicton populaire: Jamais tu ne feras d'un bruthier un espervier. Crétin, qui n'est pas aussi fort que l'auteur du Grant Garde derrière sur les termes de fauconnerie, quoiqu'il les eût pu employer avec avantage dans le Débat des deux dames sur la vénerie et la fauconnerie, a r» cxviii de l'éd.
Gai. de Pré la combi-
naison spécieuse : ce musart aigle buzart.
Campos III. 5. Asseoir magister c. locution unique jusqu'à présent. Les expressions avoir^ donner^ prendre campos^ sont bien connues; ca7npoSy dans ce sens, est le congé donné aux écoliers, ou pris par eux.
Gotgrave donne encore :
il a pnns campos : he is run away. Je voudrais interpréter inagister campos^ comme la personnification de la liberté de vagabonder parmi les rues, que les étudians prennent sous le prétexte d'aller chercher des provisions. La combinaison avec asseoir, établir, n'est nullement claire ; c'est peut-être la faute de l'auteur du Garde -derrière qui ne maniait pas encore le jargon d'une main bien sûre. V. démarrer.
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Caquet xxiii. 2. Rabattre le c.
Cens XXII. 3. Cens et rente.
Chandelier xii. 2. Prest comme un beau oh . '
Chiot XXVII. 2. Poire de Ch., apparemment pourvue d'une belle crête.
Clicques vu. 5. Madame de G., la patronne des ûlles de bonne volonté, des cliquepatins. Le bruit de leurs patins éveillait les sens des paralysés mêmes.
Un temps fut que au son
[du patin
Entendoye de loing leur
[latin Testament d*un amant.
Il y a peut-être aussi une allusion dans le passage à la crotte^qui s'attachait aux cottes des lill^s les jours des grandes boues. Damerval en parle dans son livre de la Deablerie, de ses fourrures de quatre doigts de crotte :
Voire et ne leur coustent [pctë maille.
On trouvenra aussi des exemples dans les sermons du temps et même dans les rondeaux.
Cochet IX. 6. G. du clochier Nostre-Dame.
Cointe xxix. 2.
Communément xxxv. 6.
ordinairement.
Compelensi. 2. G. habis; compétent qui était un terme ecclésiastique et juridique faisait aussi partie du langage courant du XV* siècle, comp.
une ballade attribuée à Gh. d'Orléans, I, 115.
Repeu je suis de compe- [tent viande.
Contre xxx. 3. G. quatre, à régal de quatre.
Cornus xxx. 5. Cops cornus.
Gh. d'Orléans, II, 100:
N'en parlons plus Des tours cornus.
Crotte VII. 3. La sainte crotte. L'auteur du
INIVEX
Grand Garde derrière se moque ici des abus que commettaieat les porteurs de reliques.
Les exemples abondent.
Damerval en donne un bien curieux : de la sainte paille. La houe qu'il faut laisser^ si hardi qu'on l'a frotle fait allusion au dicton populaire sur la crotte de Paris.
Cruches m. 4. Estre à cruches ou'à pots.
Danger ix. 2. Tenir termes de d. Il ne faut pas prendre ce mot danger dans le sens précis que lui donne le Roman de la Rose; il ne signifie pas ici le mari jaloux ou un autre Argus qui garde la femme. On reliait si intimement Danger et Refus entre çux au xv« siècle, que Texpression de l'auteur du Garde derrière veut simplement dire que sa maîtresse est dans une hu-
meur à lui refuser ses' faveurs. Comp. Ch. d'O.