‹ Un Poete InconnuChapitre 8 sur 20 · Ma dame me rit et me signe, Elle me dorlote et me pigne · texte numérisé non relu

Ma dame me rit et me signe, Elle me dorlote et me pigne

Y pense elle en mal ou en bien?

Rondeau xy* siècle

Vous n'y perdrez seulement que l'attente.

Villon.

Glose. — A dire yrai je suis un peu penaud de ma bouderie de tout à l'heure, et je ne saurais que répondre à qui me reprocliàt ma colère puérile. Mais elle semble avoir tout ooblié, elle me flatte, elle me cajole, et de nouveau je fais mon profit de roccasion qui s'offre.

Est-ce que le jeu de l'amour en vaut la peine ? Eh ; mon Dieu, il y a le plaisir de jouer qui n'est pas k dédaigner.

LE GUANT GARDE DERRIÈRE

Glose. — Gomme ces bonnes paroles me rendent fou d'orgueil et de plaisir 1 Je voudrais bien lui prouver mon amour de la façon la plus évidente, mais elle se tient sur ses gardes, elle ne me permet pas d'aller trop loin; a mon départ je dois me contenter de baiser le verrou de sa porte. C'est tout et ce n*est pas assez.

27. Ce povre mot me fait plus goguelu Et plus cresté que poire de Chiot, Pleust ores à Dieu, pour démarrer velu.

Qu'on me souffrist tenir lance Guiot, — Conclusion : Sire, Michaut piot, —

Se ce ne fust qu'on y met la deffense.

Je ne dis mot, — mais je say que je pense.

28. On ne peut pas estre tousjours ensemble, Quant temps en est, il se faut départir ;

Non à mon vueil, — mais lorsque bon luy semble . Qu'en advient-il? — Quoy ? — Le povre martir Baise verroux et gâches au partir.

Comme se fust quelque bel sanctuaire ; nfeistbien mieux, mais qu'on le laissa faire.

Ms. 27. 6. Ce. — 28. 6. ce.

Noies. 27. Se j'ay assez attendu,

Et la lance au poing le viens dire, Vous me ferez enrager d'ire Se vostre corps n'est estendu.

Rondeau xv* siècle.

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