‹ Un potentat musical - Papillon de La FertéChapitre 4 sur 12 · REMPLACEMENS · texte numérisé non relu

REMPLACEMENS

Mlle Buret. — Une belle voix, de la méthode dans son chant: mais point d'intelligence musicale, point de grâces au théâtre, gauche dans ses mouvements; plus faite pour chanter au concert que pour jouer un rôle sur la scène lyri{jue, elle fait craindre qu'elle ne pourra jamais devenir une grande actrice.

Le désir d'être utile la rend inquiète, tourmentante et chagrin(^ ; cependant l'on pense qu'il faut encore en essayer, mais à la condition expresse qu'elle se contentera de jouer ce que l'on lui dira, et alternativement avec la demoiselle Maillard, sans aucune prééminence d'ancienneté.

(I) Le projet pour « Pasques prochain », sur lequel La Ferté revient avec coiuplaisance parce ([u'il croit y trouver un remède à toutes les difficultés d(! la situation, était une révision, une unification de tous les règlcuients antérieurs sur l'Opéra et qui donnaient lieu à mille contestations. Le roi suivit ce conseil et les refondit tous en une seule loi, datée du \'S mars 17Hi, loi démesurément longue qui prétendait prévoir et résoudre toutes les difficultés à naître, mais qui ne remé'dia à rien.

Mlle Maillard. — Jeune sujet ayant tons les moyens naturels: une voix charmante, de la jeunesse, de la figure, enfin toutes les dispositions nécessaires pour remplacer avec succès Mlle Saint-Huberty ; mais elle se livre plus à la dissipation qu'au travail; elle est assés jeune cependant pour faire espérer qu'elle sera un jour un premier talent.

11 faudroit, en outre, un autre jfune sujet dans ce genre, et cela n'est pas facile à trouver; on ne peut l'espérer que de l'établissement de l'école proposée.

Mlle Joiniille. — Une belle voix, un beau phisique, propre à remplacer JîUe Duplant ; mais un peu lâche, paresseuse, manquant d'émulation, cependant capable de bien faire avec de la bonne volonté.

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