SAINT-SIMON ET LA PRESSE
La presse ne s'esl guère occupée' de Saint-Simon pendant sa vie ; résumons rapidement les principaux articles publiés sur lui jusqu'en 1825.
Le Courrier de l'Europe et des spectacles (8 octobre 1808) raille les Lettres au Bureau des Longitudes: avec Saint-Simon, Reicrem et le créateur de la nouvelle mythologie (des oxifères e1 des proballènes), « on aura un triumviral bien composé pour aller détrôner Newton ».
Le Journal général de l'Empire (21 avril 1810) déclare les ouvrages de ce philosophe ridicules et incompréhensibles, puis ajoute : « M. de Saint-Simon est connu pour un homme de beaucoup d'esprit ; sa conversation est lune des plus intéressantes qu'on puisse entendre ; elle abonde en aperçus tout à la fois piquants et justes, et quelquefois entièrement inattendus ; lorsqu'il écrit, au contraire, beaucoup de ses idées échappent, et il est plus d'un lecteur d'avis qu'on ne peu! s'instruire avec lui. »
Nous avons parlé des rapports de Saint-Simon avec le Censeur en 1 ÎS 1 ï.
Le Journal des Débals (7 juin 1817) se moque de son enthousiasme pour l'industrie, tout comme, la Gazette de France ((.) juillet 1821) raille assez lourdement sa pas-