SCENE XVII
Les mêmes, DUBOIS.
dubois.
Qu’est-ce donc ? quesc passe-t-il î pourquoi ce bruit?
richelieu.
Ali l mon cher Dubois l villeroy.
Ab ! mon bon ami Dubois!
RICHELIEU
Vous arrive! à propos.
VILLEROT.
Pour être notre sauveur.
dubois.
Comment ?
richelieu.
Nous partons pour la Bastille.
T ILLEROY.
Des lettres de cachet.
RICHELIEU
Avec Pompadour et Saint-Geniet.
VILLEROY
EtCaniliac.
duboiS) avec joie , à part.
Et toute la clique 1.. bravo 1 il s’ est donc décidé ! il s’y est mis... Je triomphe 1 {Haut). J’en suis navré, messieurs, mais je n y puis rien. 11 faut obéir au roi. {Bas à Cavou )■ fcmme nez- les...
cavois.
M. le conseiller...
dubois, avec impatience»
Emmenet-les donc!
CAVOIS
Alors, passez devant, monsieur le conseiller. dubois.
Comment, que je passe devautî cavois, lui montrant une lettre .
J’cn ai aussi une pour vous.
dlbois.
Pour moi?
ri ru eu f.u, riant aux éclats.
Pour lui ! ah ! ah 1 ah 1 délicieux 1 villeroy, de même.
Ah ! ah ! ah ! excellent l
dubois, exaspéré.
Par là, maugrebleu ! C’est une surprise I un momeut!.*
richelieu, riant.
Il faut obéir au roi.
villeroy j riant.
J’en su|s navre.
dubois, à part.
J’enrage 1 Et moi qui lui reprochais de ne pas se décider... il se décide trop !
cavois , leur montrant la porte.
Messieurs !
dubois, à part.
Bonté divine 1 si j’entre k la Bastille ! je ne pois suivre le fil... tout est perdu ... Ah! un mot au régent par son page Bavanne. . {Haut). Capitaine, voici mon épée... ah! qu’est-ce que je vois donc ! je n’en ai pas.
richeueu, à Dubois.
Passez donc.
dubois, faisant des cérémonies.
Trop honnête !
ville&ot.
Après vouai
tous, avec colère.
Ah I ventrebleu 1
Air: J'ètou/fe décolère.
Chacun , en ce moment , Espérait, je le jure.
Un autre üénoûinent.
SCÈXE XVIII.
LOUIS XV, LAUZUN, CnOÏSEUIL, COSSÉ, ROQUELaURE, D’ENTRAGÜES. Ils sortent tous de leur cachette.
loi: is xt, $t montrant au dessus du fauteuil. Ou le» emmène!
b oo u LL. aube , de même.
A notre place !
d'entraoues.
Oui, vraiment.
lauzun, levant le lapis de la table et passant la tête.
Voilà ce que c’est que de se montrer, cassé.
Cl lut ! ils montent en voiture!
CBOl SEUIL.
Us sont partis ?
tous, en scene.
Victoire !
A nous le champ de bataille.
boqlelaure, avec élan.
A nous le souper.
tous.
A nous le...
louis xv.
Ah ! bien, oui... niais où est-il le souper?
BOQUEL4UAE.
Oui, au fait... où est-il?
tous.
Cherchons...
lauzun, ouvrant une porte.
De ce côté.
cnotSECL , de même.
Rien par-là. .
RoquELAURE, de même.
Pas d’ofiice !
COfft
Pas de salle à manger.
ROQUILAUBE.
Mort diable I. il serait dur d’avoir embastillé nos Argus en pure perle.
louis xv.
Dire qu’il est là près de nous... je le sens. tous, flairant.
Moi aussi.
lauzun.
Et que nous n’en aurons que la famée.
louis xv, frappant du pied acre rage.
Où te caches-tu donc, maudit souper?
une voix , sokj le théâtre.
Voilà ! voilà !
tous, étonnés et se regardant.
Qu’est-ce que c’est?
voix , le dessous , se répandant par écho.
Le souper de monseigneur! le souper de monseigneur 1
rouis xv.
Tiens ! la cuisine est du ns la cave.
voix, par écho.
Monseigneur est servi !
(Une table somptueusement servie et éclairée , sort de dessous te théâtre .
tous, reculant.
Ah!
louis xv, émerveillé.
Voyez, messieurs.
BOQUELAUAE.
On ne dira pas que celui-là tombe du ciel.
• lauzun.
C’est de la magie blanche 1 louis xv.
Je comprends... à ses petits soupers, le régent ne veut ni curieux ni bavards... et, de cette manière , on ne craint pas les indiscrétions desvalets, (dvecélan). Allons, quira’aime me suive... A table, messieurs.
tous , se précipitant.
A table!
CIKEUR.
Air : G cru fié r, g'rofla.
Oui,qu‘ici chacun prenne,
Sans gêne ,
Ses ébats ï
Car, dieu merci, la reine.
Ne le saura pas !
Champagne, madère,
Bücuils et pâtés :
Je pourrai me faire,
A la royauté !