‹ Un prix montyon; comédie en trois actesChapitre 54 sur 84 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

VEAUVARDIN.

Il m'a donné sa carte !

Il VOUS l'a donnée à bras tendu ! Vous êtes bien avancé, maintenant.

VEAUVARDIN.

Monsieur, veuillez constater que j'ai reçu un coup de poing.

BALANDARD

C'est indéniable, monsieur I... J'ai une mauvaise nouvelle à vous annoncer.

VEAUVARDIN.

Encore ?

BALANDARD

La baronne sort d'ici...

VEAUVARDIN.

Qui ça, la baronne ?

BALANDARD

Ah ! vous pouvez nier, mon bonhomme, ça nous est bien égal. Votre complice a avoué.

VEAUVARDIN.

La baronne des Grattiéres a dit qu'elle était avec moi dans le bois de Clamart en train de...

BALANDARD

Oui, en train de...

VEAUVARDIN, à part.

C'est inouï !

Nierez-vous encore?

VEAUVARDIN.

Mais jusqu'au trépas, monsieur I

BALANDARD

Tenez, voici une lettre qu'elle m'a prié de vous reiiiettre.

VEAUVARDIN.

À.moil A vous I

La baronne ?

La baronne I

Des Grattières

Des Grattières!

BALANDARD

VEAUVARDIN.

BALANDARD

VEAUVARDIN.

BALANDARD

Vous permettez ?

BALANDARD

J'allais vous en prier.

VEAUVARDIN, lisant.

« Cabinet du Juge d'Instruction. — Ah I mon ami, D le baron sait tout, fuyons, allons où vous voudrez. » Je vous attends à la gare du Nord à quatre lieu- >î res I »

BALANDARD

Elle est folle de vous I

VEAUVARDIN.

Mais, monsieur, je suis victime d'un odieuse machination.

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