‹ Un Procureur général de Cluny, agent secret à Rome de Philippe d'Orleans, 1717-1718Chapitre 16 sur 57 · I. Aflf. étr., Corr. Rome, t. 571, fol. aaa · texte numérisé non relu

I. Aflf. étr., Corr. Rome, t. 571, fol. aaa

UN PROCUREUU «KXÉRAL DE CLl'NY 2^

La ' sacrée congrég-ation ayant constaté la justification de leurs titres, et les parties étant entrées dans un esprit de paix, sont convenues : que Saint-Martial dépendrait toujours de Gluny. Le Recteur jouira de tous honneurs, préséances, droits honorifiques. Lorsqu'il sera de l'ancienne ol)servance, il aura juridiction sur les religieux de cette ohservance qu'il plaira à l'Abbé d'envoyer au collège pour y faire leurs études, et pour la nourriture desquels les Pères de l'étroite observance n'exigeront pas une pension supérieure à celle des séminaristes d'Avignon.

Les religieux de l'étroite observance demeureront rétablis pour toujours dans le collège, comme avant 1708, et enverront, à cet effet, douze de leurs religieux qui jouiront des lieux réguliers, église, dortoir, réfectoire, grand jardin de l'enclos du couchant, et les t;haml)res qui sont à l'endroit du collège, vers et joignant l'église du côté de la grande rue, à condition qu'ils célébreront l'office, et acquitteront les fondations ; l'un desquels aura qualité de prieur claustral ou supérieur, avec institution de Cluny, enregistrement au livre capitulaire, conformément au chapitre général de 1693.

Le Uecteur devra payer annuellement aux religieux de l'étroite observance 3.ooo fr. argent de roy, plus 3oo fr. pour l'entretien de la sacristie, livres de chœur, et la continuation des bâtiments sur la Sorgue, les tentures pour processions de la Fête-Dieu, l'entretien du pavé de la rue, les aumônes aux religieux mendiants.

Les reliques et le trésor de l'église seront remis aux religieux de l'étroite observance, qui jouiront aussi des rentes et revenus des enfants de chœur, appelés boursiers, avec charge de leur nourriture ■et entretien.

Le Recteur aura une clef de la gran<le porte de son usage, et faculté aux religieux de l'ancienne observance d'entrer et sortir aux heures permises et de se promener dans le cloître et jardins.

Ce concordat fut ratifié par Benoît XIII et promulgué en 1729^ par rarchcvôque d'Avignon.

Il ne nous reste plus qu'à donner les lettres de Dom de Peint et de ses correspondants relatives à la coadjutorerie de Saint-

I. Ce document est reprochât à la page a5i du livre de M. l'abbé E. Clément, Le Monastère-coUès^e de Saint-Martial d'.U'ii^non, 1898. Avignon, 354 p., in-8% ouvrage (ju'on ose à peine citer depuis le compte rendu qu'en a donné Dom Ursmer Berlière dans la Re\^ue Bénédictine^ 1894, p. 346-357.

Martin-des-Ghamps et à la recherche d'une a combinazione » pour faire accepter la Constitution Unigenitus.

Page 1