‹ Un Procureur général de Cluny, agent secret à Rome de Philippe d'Orleans, 1717-1718Chapitre 19 sur 57 · II. - DU MÊME AU MEME · texte numérisé non relu

II. - DU MÊME AU MEME

A Rome ce 17 aoiisl 1717.

Jay « receii Ihonnciir de la votre en datte du premier aoust, et sans m'arreter a vous marquer des choses inutiles et passées, j'auray llionneur de vous dire que Sa Sainteté et mons'' le card. Dataire ont prévenu le désir de Son Altesse Royalle en accordant la coadjutorie en question en faveur de M"" Labbé de S* Albin. La lettre de S. A. R. n'a pas été rendue parce qu'il ne s'agissoit plus de faire de demandes, mais des remerciements lorsque le pacquet est arrivé et cest ce que jay fait aujourdhuy en demandant permission a monsr le card. d'en escrire la nouvelle en France ce qui m'a été accordé. Jay cependant gardé la lettre de Son A. R. afin de la présenter en cas de quelque difliculté impreveûe auxquelles nous remédierons le plus promptement et le plus efficacement quil nous sera possible en prenant des précautions qui nous ont paru nécessaires et dont le P. i)rocureur gnl de noire observenee ' vous faira le détail si vous le juges a propos. L'alfaire étant consommée jauray Ihonneur de vous renvoyer la lettre qui auroit été nécessaire pour faire admettre la résignation telle qu'on la proposoit, mais quon na pas attendu pour solliciter la coadjutorie dans laquelle on na pas trouvé tant de difticultes. Je vous prieray Monsieur, lorsquil sera temps de féliciter monsieur L'abbé de S' Albin, de vouloir bien parmi la joyc que tous les R^ de lordre en témoigneront lorsque lafTaire sera publique, luy faire aussi part de la mienne et l'asseurer de mes très profonds respects. Je ne pourrois trouver personne qui les luy fit mieux agréer que vous. Vous mavez donné la confience de vous demander cette grâce par les otfres obligeantes que vous maves fait. Je vous suplie au moins de ne pas me refuser celle detre persuade qu'on ne peut être avec plus de respect et de considération que je

suis,

Monsieur,

Votre très humble et très obéissant serviteur.

D. Joseph de Peint

La nomination de l'abbé Charles de Saint-Albin comme coadjuteur avec future succession du prieur de Saint-Martin-des-

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