ERNEST LACAN
- de Paris, liv. XIV), ee mon
de Pommereul et à M. le chevalier de Pon
frère. — [1 devrait appartenir à la France; à À
(Hist. des Fréneets dès divers sel par Moxreir. 1827, in-8, t. VI, p. 622)
B 24 décembre 1677, pendant que les cloches sonnaient la fin de la
messe de minuit, les fidèles qui sortaient des églises voisines, ou les simples passants attardés qui s’en allaient fêter Noël chez leurs amis, s’arrêtaient à l'angle de la rue de la Cousture et de la rue Neuve- Sainte-Catherine, devant l'hôtel Carnavalet, brillamment illuminé. D'innombrables bougies renfermées dans des globes de papier huilé répandaient une telle lumière que la lueur en était projetée jusqu'aux deux extrémités de la rue, c’est-à-dire jusqu'à F
ville CEE Eclairées ainsi, les riches TE décoraient la ta de Lies rer
du tympan de la porte par l’élégant cis de Jean Goujon, semblait s’animer sous cet vive furmière, et l’on eût dif En. le PA :
bas-reliefs.
Mais ce spectacle n’était pas le seul. qui. % ete les M émerveillés Le Fe ra
battants (2).
(1) Voir le Plan de Paris par Gomboust Q652. F3 (2) L'hiver de 1677-78 fut d’une rigueur pe A0 nelle. ne
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Dans l’intérieur de la cour, plusieurs carrosses, véritables maisons roulantes, étaient rangés symétriquement, et de nombreux laquais, circulant pour se réchauffer, faisaient étinceler, à la lueur de leurs flambeaux, les dorures et les couleurs éclatantes des livrées.
— Ïl y a gala chez la marquise, dit une petite bourgeoise du quartier, dont le minois éveillé paraissait à peine sous une longue cape ouatée.
— Je crois bien! —lésclame un grand diable de valet que la curiosité avait fait sortir de l'hôtel d'Angoulême, tout voisin. — On fête d’abord le petit Noël, comme de juste, puis Madame la gouvernante de Provence, qui est arrivée il y a quelques jours (1), et enfin on profite de l'occasion pour pendre la crémaillère dans cet hôtel, que Madame la marquise occupe seulement depuis la fin d'octobre.
— [l ne nous faut pas si longtemps pour
(1) Madame de Grignan arriva à Paris vers le milieu du mois de novembre.
delette bourgeoise. 3
— C'est qu'apparemment, ps la aigre d’un clerc de procureur, vous ne m pas le même train et ne recevez 1 “à compagnie. ii La discussion allait peut-être S *envenim
valet si biba informé. Sn
Tous les regards se tournèrent de cer qe 44 et l’on vit s’avancer une sorte de cortége, composé de plusieurs chaises à porteurs et d’un groupe de personnages suivant à pied.
laissaient apercevoir que leurs chapeaux 0 nés de plumes et les boucles enrubannées de leurs élégantes chaussures. Fer
Des laquais, armés chacun d’un Abe ; ouvraient la marche. Le trajet ne fus PE long.
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Arrivés à la porte de l'hôtel, les gentilshommes prirent les devants et vinrent former la haïe sur Le perron qui précédait, dans l'angle gauche, au fond de la cour, l'escalier d'honneur (1).
Une femme sauta légèrement de la première chaise, sans même s'appuyer sur les mains empressées qui se tendaient vers elle : c'était Marie de Rabutin-Chantal, marquise de Sévig'né.
Elle se précipita vers la seconde chaise, et voulut aider elle-même à descendre la délicate personne qui s y trouvait et qui pouvait à peine se mouvoir, tant elle était hermétiquement enveloppée, laquelle n’était autre que cette fille « passionnément aimée » qui faisait l'objet de ses tourments et de ses joies, la comtesse de Grignan.
— Le terrible froid! s’écria la marquise, et qu'il me donne d'inquiétude! N’en avez-vous point senti l'atteinte, chère belle ?
— Pas le moins du monde, je vous assure.
(1) Description de l'hôtel Carnavalet, dans l’Architecture françoise de Blondel.
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Et la gouvernante se laissa entraîner, pi que porter, par les amis de sa mère EVA l'er touraient. da
Quelques dames, que bientôt nous re! tr verons nee descendirent successivem