‹ Un rhétoriqueur: André de La VigneChapitre 24 sur 78 · En abîme · texte numérisé non relu

En abîme

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à Mars et à Neptune. Le saint veut leur prouver qu’une telle croyance a n'est que mohomerie » ; le « prince du temple », qu’irritent ces objurgations, s’apprête à frapper l’évêque, quand ce dernier disparait soudain.

(Icy Sainct Martin s’enfuyt cacher et le prince tire son espée pour le tuer.

Notez qu’il fault

faire que Sainct Martin

se perde sous terre

puis revienne tantost après)

L’évêque que les païens veulent mettre «en chien courtaud », mais qui « sert bien jouer du plèbe quand il est temps » demeure invisible pour ses ennemis, alors que le public le voit agenouillé, et demandant à Dieu de détruire le sanctuaire impie. A sa prière, l’ange Gabriel et l’archange Michel

(descendent de

Paradis, une

espèe en leur main

et rompent tout

et les chevaliers les regardent

faire faisans les esbays).

Reconnaissant que leurs dieux sont décidément bien mal défendus, le a prince antique » ainsi que les a gentils » se convertissent au christianisme et sont baptisés par Saint Martin.

Cependant la nuit vient et les acteurs qui ont récité 7.273 vers éprouvent le besoin de prendre un peu de repos. Donc la suite, à demain. C’est ce qu annonce le « A fessagier » :

Pour ce que le jour est trop court D’achever ce qu’avons empris,

Mov, messagier, vers vous accourt • Pour vous dire que sera pris

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LE MYSTÈRE DE SAINT MARTIN

Congé des seigneurs de hault pris.

Des bourgeoises pareillement Et de ceux qui en ce pourpris

Assemblez se sont humblement Pour voir jouer devostement La Vie Monsieur Sainct Martin,

Dont, s’il vous plaist, l'achèvement Viendrez voir demain au matin.

La troisième journée commence par une nouvelle conversion, celle de prêtres Saronides que Saint Martin surprend en train d’offrir un « aigncl » à leur idole ; puis l’auteur aborde la série des guérisons miraculeuses.

Il présente d’abord une pauvre fille paralytique, de « douleur quasi cnraigcc y> :

LA MÈRE

Ma doulce fille, chière et tendre,

Mon enflant et ma nourriture,

Vous me faictes tout le cueur fendre De vostre très griesve douleur.

LA FILLE

Je requiers Dieu qu’à pourriture Soit brief mon misérable corps,

Si le benoist Dieu de nature N’est de mes maulx miséricors.

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