Partie avec lui
UN SERVICE D’AMI
BLAVEAÜ.
Oh! la criminelle!
GODIVET.
Oh ! la criminelle !
ri.avf.au.
Loi qui devait m’aider à reconquérir le cœur de mon Amélie... lui que ma confiante amitié avait prié de séduire ma femme... voilà comme il me récompense !
GODIVET.
Voilà comme il nous récompense !
BLAVBAU.
11 a joué la comédie au sérieux , le paltoquet !
GODIVET.
11 a joué la comédie au sérieux... le palto... quet !
Mais où est-il ? où est-il , l'infâme ? que je le pulvérise...
GODIVET.
Où est-il, l’infâme? que je le... c’est-à-dire, qu'il le pulvérise !
BLAVEAÜ.
Godivet, des sergensde ville, la gendarmerie, le télégraphe...
GODIVET.
Qu’on lui apporte des sergens de ville, la gendarmerie, le télégraphe...
(Il court s’asseoir sur le canapé.)
BLAVEAÜ.
Godivet... mou sabre de caporal.
GODIVET.
Votre sabre? Est-ce que vous voulez mettre fin à vos jours? Patron, si vous parlez de ça, je vais m'évanouir.
( Il se laisse glisser à terre.)
BLAVEAÜ.
' Ce que je veux, Godivet? c’est la vengeance! j’ai soif de vengeance ; et pour commencer , je vais tout casser dans la chambre de ma criminelle épouse. (Il va à la porte.) Fermée... peutêtre à double tour... Aide-moi à briser cette porte.
(Ils s’élancent aussitôt vers le fond, saisissent chacun une chaise, qu’ils lèvent en l’air en se dirigeant vers la chambre : A la vue de M“* Blavcau, Ils posent leur chaise en même temps , s’asseient en face l’un de l’autre et se regardent d’un air étonné. )