SCÈNE vu
MAXIME, puis UN DOMESTIQUE.
MAXIME, seul. Ah! çà, mais, me voilà joli garçon! On dit qu'il ne faut qu'une ligne pour faire pendre un homme... j'en ai plusieurs... lignes... il ne s'agit que d'un mariage, et, ma foi, j'en doute... j'en doute beaucoup, moi, qui d'ordinaire...
LE DOMESTFQUE, présentant à Maxime son képi qu'il a déposé, en entrant, sur la console (1 ). Monsieur...
MAXIME. Merci bien, j'ai déjà trop chaud.., et une faim !... Tiens! une idée (2)... {Écrivant sur son carnet.) « Mon cher Paul, veuillez bien don- « ner des ordres pour mon d< jeûner; en même « temps, vous me donnerez des inspirations. »
LE DOMESTIQUE, se récriant. A déjeuner!... (Présentant le képi.) Monsieur...
MAXIME, le repoussant et continuant d'écrire. « Entre la poire et le fromage, j'en viendrai à « mon honneur.
LE DOMESTIQUE. La poiro et le fromage!... (Présentant le képi.) Monsieur...
MAXIME, sans l'écouter et déchirant le feuillet de son agenda. Pour M. Paul.
LE DOMESTIQUE. Oui, monsieur, oui, j'entends bien... Mais le déjeuner... madame la comtesse.,, je ne sais vraiment pas comment elle le prendra.
MAXIME. Elle le prendra très-bien... et moi aussi (3). Qu'on commence toujours... (Le rappelant.) Ah! dites à monsieur le comte que le lieutenant Maxime Grandier le prie de vouloir bien lui accorder un moment d'entreiien... pour affaire particulière.
LE DOMESTIQUE. Pour affaire...
MAXIME. Particulière. (Le poussant.) Allez!
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