‹ Un spectacle dans un fauteuilChapitre 64 sur 82 · ACTE II, SCÈSE II · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈSE II

Ala chère , à présent que j'y pense , C'est lui qui t'a suivie, hier , au parc anglais.

NINETTE

C'était lui qui chantait.

NINON

Tu le sais?

NINETTE

J'écoutais.

NINON

Je le trouvais si beau !

NINETTE

Je l'avais cru si tendre !

NINON

Nous lui dirons son fait, ma chère, il faut l'attendre.

NINETTE

Je veux bien; restons là.

NINON

Comment crois-tu qu'il soit ?

NINETTE

Brun , avec de grands yeux. Il n'a pas ce qu'il croit ; Nous allons nous venger de la belle manière.

164 A QDOI nÊVEM LES .IED7JES FILLES.

Brun, mais pâle. Je crois que c'est un mousquetaire. Nous allons joliment lui faire la leçon.

NI NETTE

Bien tourné , la main blanche, et de l)onne façon. C'est un monstre , ma chère , un être abominable '

MNON.

Les dents belles, l'œil a if. — Un monstre véritable. Quant à moi je voudrais déjà qu'il fût ici.

NINETTE

Et le parler si doux! — Je le voudrais aussi.

NINON

Pour lui dire en deux mots...

NINETTE

Pourlui pouvoir apprendre. . .

NINON

Et l'air si langoureux qu'on pourrait s'y méproudrc ! . . .

NINETTE

Ah ! mon Dieu , quelqu'un vient ; jai cru ([ue c'était lui .

NINON

C'est lui, c'est lui, ma chère.

( Silviu entre , le visage couvert de son manteau , et Fé/fce à la main. )

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