U UN TAILLEUR POUR DAMES
MATHILDE, qui a entendu ccs derniers mots.
Iiein ?
EÜSÈBE, à part.
Sa taille tiendrait dans un dé.
MATHILDE, même jeu, à part.
Un dé... du fil... une aiguille... Ah! j’y suis, c’est ce fa meux tailleur pour daines... Henriette l’a donc rencontré?... Enfin elle a bien fait de l’amener... (Haut, à Eusfcbe.) Eh bieD, nous pouvons causer... mais approchez-vous, je vous prie,
EÜSÈBE.
Trop bonne... (A part.) Elles ne sont pas farouches... pas assez..
MATHILDE
Et asseyez-VOUS. (Eusèbe prend la chaise qui est h droite, près du guéridon. Mathilde va s’asseoir sur le canapé. Henriette s’assied au guéridon.)
HENRIETTE*
En effet, il est fort réservé, le prétendu de ma tante... et il ne lui plaît pas?... Elle est difficile... (Elle ouvre un album qu’elle feuillette.)
MATHILDE
Ma nièce que voici doit m’accompagner à un bal travesti... Elle n’en a jamais vu, cette chère enfant, et elle s’en fait une fêtet -
EÜSÈBE.
C’est bien naturel.
MATHILDE
Sans doute... Dès lors, vous comprenez pourquoi vous êtes ici...
EÜSÈBE, regardant Henriette avec amour.
Oh! certainement!
MATHILDE
A vous maintenant de prendre vos mesures.
EÜSÈBE, cherchant, à part.
Mes mesures?
MATHILDE
Après ça, j’ai déjà commencé.
* Mathilde, Eusèbe, Henriette.
EÜSÈBE, à part.
Qu’est-ce qu’elle a commencé? (Haut.) Ah! vous avez... Et mademoiselle?...
MATHILDE
Non, elle n’y entend rien... mais avec vos conseils...
EÜSÈBE.
Mes conseils ?...
MATHILDE
Eh bien?... Allez, qu’est-ce qui vous arrête?...
Ce qui m’arrête... Dame!
MATHILDE
Ah! folle que je suis... Je vous parle de tout cela... et vous n’avez rien de ce qu’il faut...
EÜSÈBE.
Comment, madame? /
MATHILDE, se levant.
Je cours chercher... Attendez un instant, je suis à vous.
(Elle sort parla gauche.)