‹ Un verre de champagne comedie en un acteChapitre 24 sur 24 · LES MÊMES, AMBROISE · texte numérisé non relu

LES MÊMES, AMBROISE

PAUL, à part.

La jardinière I Je m’en étais douté !

ANBROISE, montrant une branche cassée qu’il tient A la main.

Voilà trois de ses cheveux que j’ai trouvés aprèsune branche de lilas. N y a pas à s’y tromper... ils sont rouges comme des carottes... Ayez donc une femme laidecomme les septpéchésl

léonard.

Et SaiS-tU... (Regardant Juliette et Cécile.) Ah!... (Il passe à gauche d’Ambroise, en faisant signe aux deux femmes de s’éloigner un peu. — Bas à Ambroise.*'’) Tu sais avec qui elle était ?

AMBROISE

L’habit noir ! j’ sais pas! mais j’ai trouvé dans le sable une petite bourse... (Il tirade sa poche et montre une petite bourse bleue-)

CÉGILB.

Voyons !... (Elle passe prés d’Ambroise.)

• PAUL, à part, pendant qu’elle vient.

Ciel !... (il devance Cécile, prend d'une main la bourse bleue , et de l’autre U glisse & la place une bourse rouge bien garnie. — A ce moment, Cécile arrive A ]a droite d’Ambroise.)

LÉONARD, regardnnt la bourse,**

Connais pas !

JULIETTE, de même. •

Ni moi !

Cécile , do même.

Ni moi.

AMBROISB, ébahi du changement de couleur de la bourse.

Ni moi !

* Paul, Léonard, Ambroise, Cécile, Juliette.

** Paul, Ambroise, Léonard, Cécile, Juliette.

*** Paul, Cécile, Ambroise, Léonard, Juliette.

PAUL

Attendez donc ! mais c’est ma bourse !... (a Ambroise.) CTest la bourse que je t’ai donnée hier, pour prix du bouquet crue tu as offert de ma part à mademoiselle... (Bas à Cécile.). Je n’en avais plus besoin , puisque celle-ci ne devait plus me quitter.

(Il lui montre la bourse bleue. — Musique à l'orchestre jusqu’à la fin de la pièce.)

LÉONARD

Mais alors, comment cette bourse se trouvait-elle sous le berceau ?

PAUL

Parbleu I elle sera tombée de sa poche... (u monte et passe près

d’Ambroise.)

Comment ?

PAUL

Eh ! oui, mon gaillard... tu ne t’en souviens pas, parce que tu étais gris... Mais hier , au berceau de Minerve... l’habit noir... c’était toi !

AMBROISE

Moi !... (Sa figure prend peu à peu une expression joyeuse.) VOUS

croyez ?...

PAUL

J’en suis sûr... je t’ai vu.

AMUROISB.

Il me semble, en effet, me rappeler... Oh 1 oh ! oh !... c’était moi !

LÉONARD.’

C’est évident., c’était toi ! (il remonte.)

JULIBTTB, à Ambroise. #

C’était toi I... (Elle remonte près de son mari.)

CÉCILE, de même.

C’était toi !... (Elle remonte près de sa sœur.)

PAUL, de même.

C'était toi 1

- AMBROISE, avec, éclat.

C’était moi I! (se ravisant.) C’était moi?... Mais je croyais, au contraire, que c’était moi qui avais fait : Pich ! pich !

Pich ! pich !... c’était moi!.

’ Cécile, Paul, Ambroise, Léonard, Juliette.

” Paul, Ambroise, Cécile, Juliette et Léonard. (Au deuxième plan.)

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