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Église Saint-Philippe, Charleston, Caroline du Sud,
Saint-Philippe est un des édifices ecclésiastiques qui nous rappelle le mieux les temps qui précédèrent la révolution quand, à cette époque, la colonie royale recevait les Acadiens exilés de la terre d'Evangéline, Iéglise fut érigée en 1760 par les anglicans, où comme nous les appellerions aujourd'hui, les protestants épiscopaliens ; et, quoiqu'elle ne soit pas aussi vieille que l'église St. Michael, autre intéressant bâtiment religieux, elle fut la première église fondée à Charleston ; elle peut se considérer heureuse d'avoir échappé à la destruction pendant les batailles et les sièges auxquels Charleston fut exposé à des époques diffé-
rentes, aussi bien que des ruines causées par le feu et les tremblements de terre qui ont fréquemment assailli cette cité. De son clocher primitif on jouit de la ‘ue du port fortifié et de la péninsule sur laquelle Charleston est établie, au confluent des rivières Ashley et Cooper. L'emplacement de St. Philippe est rue Church, près la rue Queen, Un autre intérêt s'ajoute à cette église par ce fait que le cimetière avoisinant renferme les restes de l'illustre homme d'État John C. Calhoun.
Tremont Street et les
Boston, comme plusieurs villes de l'Ancien-Monde auxquelles elle ressemble à beaucoup d'égards, a heureusement gardé son pare dans le centre de la cité. Non seulement Boston a montré dans cela sa sag?sse et son bon goût, mais aussi son respect pour les événements historiques, car tout le monde sait que le parc a ses traditions dérivées de l’histoire et de la vie de la nation. Là fut la scène d'une de nos plus grandes catastrophes. Si la première pulsation nationale ne fut pas d'abord sentie à Boston, là du moins s'exécuta le premier acte du drame
“Commons,” Boston,
qui sépara les colonies américaines de la mère-patrie et amena le grand schisme de la race anglo saxonne., Un événement antérieur marque ce pays comme le berceau de la vie intellectuelle et le centre de la liberté politique et religieuse aux États-Unis. La nature sanctifie dans ‘* Boston Common’ ce que le patriotisme et l'esprit civique éclairé de la Nouvelle-Angleterre aime à conserver en souvenir des anciens jours.
Une rue à Sitka, Alaska.
L'Alaska, qui est situé dans l'extrême nord-ouest du continent américain, est devenu un rendez-vous d'été, comme l’Europe centrale et la Norvège le sont pour les Anglais pendant cette saison. L'Alaska se trouve à peu près sous la même latitude que la péninsule scandinave, et les grands courants maritimes qui adoucissent son climat se dirigent vers le nord plus qu'ils n'en viennent. Des steamers réguliers partant de Portland, Orégon, ou de Vancouver, Colomuie Britannique, font le trajet de l'Alaska. Ces deux lignes s'arrêtent à Port W rangel, à l'embouchure de Ja rivière de Stikeen, et à Sitka, et la route qu'ils suivent
présente un spectacle grandiose : des rocs abrupts, de sombres forêts, de verdoyants bosquets, des montagnes couvertes de neige et des glaciers éblouissants. Sitka s'est accrue considérablement pendant les dernières années et un grand nombre de voyageurs ont visité ce territoire. Cette ville est le siège de l'évêché de l'Eglise grecque. L'’Alaska a une étendue de 580,000 milles carrés, et est sous une administration territoriale dont les mergbres sont nommés par les autorités de Washington, capitale des États-Unis.
Plage Garfield, Great Salt Lake,
Le Grand Lac Salé couvre maintenant l'espace rétrécie qui était autrefois une mer intérieure, s'étendant bien au-delà du territoire de l'Utah et qui probablement se réunissait à l'océan Pacifique par un bras qui allait rejoindre le golfe de Californie. Ceci expliquerait pourquoi ses eaux sont si salées, car elles contiennent quatre ou cinq fois plus de sel que les eaux de l'océan. Le lac est entouré par la chaîne Wahsatch des Montagnes Rocheuses, lesquelles enferment à leur tour les collines des mormons. Leurs eaux se jettent dans le lac, quoique le lac lui-même n'ait pas d’issue. La plage Garfield, saison d'été, la plus proche des
gentils du Lac Salé, est à vingt milles de la capitale des mormons. grand hôtel avec un beau pavillon et un établissement de bains à l'entrée de la baie ; mais le lac est si peu profond et les eaux sont si salées qu'on n'éprouve
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aucun plaisir à s'y baigner. Le lac est couvert d'un certain nombre d'iles dont les principales sont Antelope et Stansbury, qui s'élèvent, abruptes, à la hauteur de 3,000 pieds. De leurs sommets on jouit d'un panorama splendide. Le lac mesure 80 milles sur 30 ; son élévation au-dessus du niveau de la mer est de près de 3,000 pieds. Le gouvernement des États-Unis y a établi un poste militaire.
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La construction élégante et spacieuse du pont de l'avenue Girard s'étend sur la rivière Schuylkill qui traverse le parc Fairmount, l'orgueil de Philadelphie, et qui est aussi le plus grand emplacement du monde pour les divertissements publics. Les points de vue et les endroits intéressants du parc ont été décrits dans une gravure précédente ; ici nous parlerons seulement de l'avenue Girard et de ses attraits. L'avenue tire son nom d'un riche citoyen français, nomimé Etienne
Girard, qui fonda le grand collège qui porte son nom, belle institution philanthrepique pour l'éducation des garçons orphelins. 11 laissa un leg de $2,000,000,
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Pont de l'avenue Girard,
Philadelphie,
lesquels se sont accrus aujourd'hui de huit fois leur valeur ; de cette somme servent à donner l'éducation à 1,500 étudiants. Au-delà du collège on aperçoit Lemon Hill au milieu des terrains de Fairmount Park, et en face, de l’autre côté de la rivière Schuylkill sont situés les jardins zoologiques. Les terrains qui entourent le collège ont une étendue de 40 acres et sont situés sur l'avenue Girard entre la rue North Broad et la rivière Schuylkill. A côté du collège se trouvent l'hôpital allemand, l'École de médecine des femmes, et l'asile de Mary J. Drexel.
rien que les intérêts
“The Home” du poète Longfellow, Cambridge, Mass,
Tout le monde aime à connaitre la maison d'un poète populaire, surtout quand cette maison est historique. La maison de Longfellow est la vraie confortable habitation des anciens temps. Sur le devant est une magnifique pelouse dominée par des ormes majestueux, chers jadis à l'œil et au cœur du poète. Elle fut bâtie par un royaliste avant la Révolution, et ayant été confisquée par
‘tat elle fut occupée par Washington pendant quelque temps. s quoique rendu vénérable par ce fait, cet endroit est surtout intéressant comme le foyer
domestique de l'homme à qui nous devons tant pour la littérature de notre pays et dont les poèmes font les délices de la race anglo saxonne. Cette maison, située non loin de l'Université de Harvard, fut achetée par Longfellow en 1836, lors de
son retour d'Europe. Là le poète résida jusqu'à sa mort, et 1à aussi mourut sa femme après lui avoir donné cinq enfants : Ernest et Charles, la grave Alice, la rieuse Allegra et Edith aux cheveux d'or,
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L'Auditorium, Chicago.
Les édifices publics de Chicago ont dans ces dernières années fait des progiès remarquables grâce au génie actif de ses concitoyens. Ses bâtiments de proportions élégantes et colossales, sont aménagés pour réunir sous un même toit tous les corps de métiers. On y remarque de somptueux hôtels, larges et spocieux, des places publiques parfaitement distribuées pour les fêtes civiques. Lors de la grande exposition, 1893, Chicago a donné un exemple frappant de ce qu'elle pouvait faire pour le confort de ses visiteurs. Ce même génie entreprenant et organisateur se retrouve surtout dans la construction de l’'Aditorium. Cet édifice, élevé
dans la rue Congress, entre les aveaues Wabash et Michigan, est à la fois un hôtel et un théâtre. Comme hôtel, il n'a pas son égal ; comme théâtre, ses proportions gigantesques sont uniques, puisqu'elles permettent d'y recevoir confortablement 7,000 personnes et que la scène peut suffire aux plus grandes exigences théâtrales. Dominant les six étages de ce bâtiment une tour très élevée permet de jouir d'un panorama splendide, Chicago a lieu de s'enorgueillir de telles constructions ; elles montrent une fois de plus les idées progressives des grandes entreprises américaines.
Sur la route de ‘Echo Lake,” Montagnes Blanches, New-Hampshire,
Une des principales routes conduisant aux Montagnes Blanches est celle de North Conway; on y arrive en partant de Boston par la ligne de ‘Boston et Maine’ où de Portland par celle du ‘Maine Central‘. Les montagnes Blanches couvrent une superficie de 1,300 milles carrés, naturellement ‘irisées en deux groupes principaux : les montagnes Blanches et les montagnes F'anconia, reliées entre elles par d'autres petites chaînes de montagnes. Les pics principaux sont : le mont Washington, dans les premières ci-dessus nommées, et le mont Lafayette, dans les dernières. Le mont Washington est le moins élevé des deux, n'étant
que de 6 300 pieds. Conway, agréablement située sur la rivière Saco, est le point de rendez-vous le plus favorable pour les excursionnistes. Les points les plus élevés des environs sont les monts Moat, Hurricane, Kearsarge et Green Hills. Une belle voie carrossable et d'un caractère agreste part du nord de Conway pour conduire aux Ledges, suite de rochers dont le principal est connu sous le nom de White Horse (cteva/ blanc), qui s'étend le long du mont Moat sur une longueur de 5 milles. Dans cette même région, au bas de la montagne, se trouve le lac Echo, remaquable par le caractère très distinct de son écho.
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Rue Market, San Francisco,
L'illustration ci-dessus de la rue Market, la principale rue de San Francisco, fait connaître au lecteur la capitale commerciale de la Californie, et par la même occasion quelques-uns des merveilleux attraits de la côte du Pacifique. Cette région abonde en particularités excessivement intéressantes pour le voyageur, parmi lesquelles nous mentionnerons le climat délicieux des brillantes stations d'été, les chaînes de la Sierra Nevada qui bordent la Californie du côté Est,remarquable par son panorama imposant et la richesse fabuleuse de ses mines, les mer veilles de la vallée Vosemile, les arbres gigantesques de la forêt Mariposa, les
délicieux endroits où les malades viennent chercher la santé, et les beaux vignobles du sud de l'Etat. Joignez à tout cela la vie intéressante et pittoresque du plein air, une population composée d'Américains, d'Espagnols et de Chinois, et vous comprendrez que tant de particularités puissent vivement intéresser le voyageur. Quoique San Francisco ne date que de l'arrivée des chercheurs d'or, en 1840, elle possède maintenant tout ce qui caractérise les cités opuientes. Elle est bâtie en partie sur une élévation qui domine la baie et la Porte d'Or du Pacifique et en partie sur un amphithéâtre dont un côté est adossé à trois collines.
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La rivière Hudson, West Point,
West Point a été choisi pour l'établissement d'une école militaire aux Etats- Unis. Son origine historique tient sans aucun doute à ce fait que lors du Congrès établi en ce lieu au commencement du siècle, la rivière Hudson fut le théâtre des opérations militaires de l'armée britannique. Dans ces temps révolr: tionnaires le fort Putnam fut témoin de la trahison de Benedict Arnold qui remit la place forte au commandant André, Les souvenirs historiques ne sont pas les seuls qui se rattachent à ce pays, la région a aussi un renom littéraire; elle s'est trouvée associée aux noms et aux ouvrages d'écrivains célèbres tels que : Wash-
ington Irving, Rodman Drake, N, P. Willis, Geo, P. Morris, et d'autres Américains romanciers, poètes et littérateurs. La nature, ici, a paré le Hudson d'une beauté pittoresque et incomparable. La place est protégée au nord et au sud par un promontoire élevé et défendue par les terrasses du fort hérissées de canons. West Point est à environ 50 milles de New-Vork et les admirateurs de la nature trouveraient difficilement un décor qui pât lui être comparé. En plus de l'École Militaire est un musée d'artillerie que nous recommandons aux visiteurs, ainsi que la chapelle et l'Observatoire.
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‘ Printing House Square,”
Dans “City Hall Square”, square de l'Hôtel de Ville, la vie sociale et privée d'autrefois se trouve bien changée par le nombre des bâtiments destinés au commerce et à la presse. Combien seraient étonnés les vieux bourgeois de la Nouvelle-Amsterdam s'ils pouvaient revenir dans cette partie de leur bien aimée Gotham et voir les changements que la nouvelle civilisation y a introduits. Horace Greeley lui-même aurait peine À reconnaître les endroits familiers qu'il aimait à fréquenter ; il ne pourrait en croire ses yeux en constatant le développe-
New York,
ment que le journalisme moderne y a apporté. Rien qu'à voir l'édition du dimanche d'un de ces journaux, il serait épouvanté et penserait avoir la lecture d'un mois devant lui, Avec quel intérêt le vieux bourgeois de l'époque révolutionnaire et même des temps plus récents regarderait les masses qui semblent surgir de la grande métropole du Nouveau-Monde. Mais les temps sont changés et avec eux les habitudes et les manières,
Jardin Public et Lac, Boston,
Ce que ‘‘Boston Common’ doit à la nature, le Jardin Public avec ses parterres de fleurs le doit aux horticulteurs et aux architectes paysagistes, Sous le rapport de l'antiquité aussi bien que du caractère historique ce jardin ne peut être comparé au ‘‘Common”, quoique ce dernier manque des particularités qui font l'attrait du premier. La rue Charles, qui tire son nom de la rivière qui y conduit, sépare le “Boston Common” du Jardin Public, et l'on se rend directement d'un jardin dans l’autre en passant sous les majestueux ormes du ‘Common’? pour entrer dans les parterres fleuris et parfumés du Jardin Public. Ce dernier
couvre un superficie de 2. acres. Ce n'est que dans les dix dernières années que les embellissements en ont fait un lieu plein d'attraits. es principaux ornements sont dans l'étang qui contourne gracieusement le jardin et le traverse par un pont élégant; les statues artistiques de Chas. Sumner et de Washington, par le sculpteur Ball; la figure de bronze de Edward Everett, par W. W. Story, et celles d'autres citoyens éminents de l'Etat; nous y ajouterons le groupe allégorique de Vénus sortant des ondes On peut également arriver au Jardin Public et au “Common” par les rues Arlington, Beacon et Boylston.
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‘State House,” Denver, Colorado,
Denver, la capitale et la plus grande ville du Colorado, ne date que d'une énération. Son agrandissement soudain et sa grande prospérité sont dus à sa Loupe fortune d'être située au cœur d'une région de mines, et c'est ce qui en fait un des grands centres de chemins de fer. Elle doit quelque chose aussi à sa magnifique situation qui domine une série de plateaux arrosés par le “Platt River” et éloignée seulement de 15 milles des Montagnes Rocheuses. Ces dernières, sauvages, longues et irrégulières, s'étendent au-delà de 150 pieds du pic Long au nord et du pic Pike au sud, qui sont visibles de la ville, Avec les faubourgs
qui en dépendent, Denver a une population de près de 150,000 habitants. Quoiqu'elle compte peu d'années d'existence, cette ville est déjà riche de monuments et d'institutions de toutes sortes. Elle possède aussi de belles maisons particulières, des squares et des jardins élégants. Le mouvement commercial est localisé dans la 17"* rue, où aboutissent tous les cars électriques. Parmi les monuments remarquables nous citerons le ‘‘State House’’ ou Capitole dont l'érection a coûté $1,500,000, le Palais de Justice, la Douane, la grande Poste et l'annexe de l'Hôtel de la Monnaie, la Bourse des Mines et la Chambre du Commerce.
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On peut aller de Montana au Pare National de Yellowstone par la ligne du “Northern Pacific. Un embranchement de chemin de fer se dirige vers le sud de Livingston à Cinnabar, où commence le voyage par les diligences pour conduire le visiteur au travers des défilés abruptes et des chemins sinués et pittoresques La route aboutit aux sources thermales de Mammoth, traversant la frontière nord-ouest de Wyoming ; c'est là le point de départ des excursionnistes. La route conduit au bas geyser par le sud de la rivière Gardiner et la Porte d'Or, où un embranchement vous conduit aux fontaines geysers; quelques-unes d'entre
Entrée de
wstone Park.’ elles atteignent une hauteur de 150 pieds. A 8 milles plus loin, sur le chemin de la rivière Firehole, le voyageur fait halte et admire les intéressants bassins des sources thermales, formant un groupe merveilleux de geysers, effrayants cratères, qui portent le nom de ‘‘terre de l'enfer," sur une superficie d'un demi acre. À 3 milles au-delà se trouve le plus haut des cratères. La région en cet endroit est riche d'éléments varies qui la distinguent du Pare National: on y remarque surtout le ‘Old Faithful”, le plus beau des geysers de cette partie, dont les eaux jaillissent toutes les heures à une hauteur de 150 pieds
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