‹ Un voyage dans le haut SénégalChapitre 1 sur 8 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Il a été beaucoup dit et aussi beaucoup écrit sur le haut Sénégal, ce pays si peu connu des habitants de la métropole. Il est et sera longtemps encore une source inépuisable d'études pour les écrivains. De hardis voyageurs tentèrent longtemps en vain de surmonter les obstacles qu'opposaient à leur exploration et le désert et le climat. Les annales des voyages célèbres conserveront, en rendant à leur courage un tribut mérité d'éloges, les noms de Ledyard, de Houghton, de Mungo-Park, de l'infortuné major Laing, de Clapperton, qui devait voir le Niger et y trouver un tombeau; de Caillé, qui, muni de son seul courage, fit ce que tous les trésors de l'Angleterre n'avaient pu obtenir, et pénétra, en 1828, jusqu'à cette cité mystérieuse, Timbouctou, et fut le premier des Européens qui revint sain et sauf d'un aussi périlleux voyage ; des frères Richard et John Lander, de Barth, de Lenz, de Marius Moustier, qui a découvert les sources du Niger et qui, réduit à la plus extrême misère, s'est suicidé l'année dernière à Fuveau ; de Paul Soleillet, qui vit le Niger, mais fut empêché par Ahmadou-Segou

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