ACTE I, SCENE XV
D. RAMON
Vous l'épouserez...
RENIPLARD.
Je l'épouserai... je l'épouserai... (A part.) Ah! quelle illumination!... (Haut.) Eh bien ! je ne l'épouserai pas...
D. RAM0N
Comment ?
REN1FLARD.
Laissez-moi tout vous avouer... Oui , Catalina vous aime... mais malheureusement elle doutait de votre amour... Elle a fait la coquette pour vous inspirer de la jalousie.
d. ramon. Quoi !
RENIPLARD , à pûtt,
11 mord... très-bien \...(Haut.) Oui, c'était du dépit, c'était de la comédie... nous étions de connivence... malheureusement, son frère est arrivé, et. ..
Ah ! ne me trompez- vous pas, seigneur ?
RENIPLARD.
Moi, vous tromper... eh ! pourquoi?... vous voyez bien que c'est une comédie... puisque je vous la cède... vous voyez bien que je ne l'aime pas , puisque je vous la donne pour femme !
D. RAMON
Oui, je vous crois j'ai besoin de vous croire.
RENIPLARD.
Ah ! j'entends du bruit... c'est don Nigo qui traîne ses guêtres par ici... Ainsi, seigneur, c'est convenu... Voici mon chapeau, mon manteau... Enveloppez-vous bien...
11 souffle la lampe.
D. RAMON
Ah! seigneur Français... vous me rendez à la vie...
au bonheur. . . Laissez-moi vous serrer dans mes bras . . .
RENIFLARD.
Avec plaisir...
Us s'embrassent.