‹ Un voyage en Espagne, vaudevilleChapitre 31 sur 71 · ACTE II, SCENE IV · texte numérisé non relu

ACTE II, SCENE IV

dées, des ceintures pleines de pistolets... ce serait assez couleur locale... ça... J'entends du bruit... (If écoute.) Non... je me serai trompé... Il est vrai de dire que les voleurs ne sont pas tous sur les grandes routes... les auberges ne leur laissent pas grand'chose à faire. Ce don Benito , Juan de Dioz, etc., etc., a tenu tout ce que promettait sa mine... et s'il ne nettoyait pas mes bottes de bonne grâce , il n'a pas trouvé audessous de lui de nottoyer ma bourse... mais je le lui pardonne tout comme je pardonne à don Nigo l'idée qu'il avait de me faire épouser sa sœur... pour m'escofier ensuite... Et dire que cet ange sauveur, qui m'a tiré des griffes matrimoniales et des griffes de la justice... je n'en ai plus eu de nouvelles... je ne l'ai plus revue... (Un canon de fusil paraît derrière une roche.) Ah ! fichtre! je vois un canon de fusil... Est-ce que décidément cet endroit serait émaillé de brigands !... (Un autre fusil parait) Encore un! Allons, allons! je ne suis pas seul ici... Du courage ! Je crois qu'il vaut mieux avoir affaire à la partie intelligente du fusil... j'aime mieux avoir une conversation d'homme à homme qu'une conversation d'homme à fusil... Au voleur ! au voleur !

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