SCENE V
D. 1N1GO, RENIFLARD.
REtUFURD.
Prenez donc garde à ce que vous faites...
d. inigo, revenant.
Que je prenne garde à cë je que fais ?... C'est donc a dire que je suis un brouillon, un étourdi, un homme sans jugement?... Vous m'insultez, monsieur!
RENIFLARD.
Pardon, monsieur! vous n'y êtes pas... Vous m'avez marché sur un cor que j'ai , et je ne crois pas qu'il y ait là insulte de ma part.
D. inigo.
Vous m'en rendrez raison.
Air du Baiser au porteur.
De vos propos mon oreille est froissée ; Mais saehea bien qu'un homme tel que moi, Quapd il sent son âme blessée, Ne pardonne pas...
iO UN VOYAGE EN ESPAGNE.
RENIFLARD.
Et pourquoi ?
Calmez l'ardeur qui vous enflamme :
Un mot, un seul, va nous mettre d'accord ; Moi, je n'ai pas voulu blesser votre âme, Et vous avez blessé mon cor.
Allons, monsieur, finissons-en... A quoi nous battons-nous... A l'épée, qui est l'arme des gentilshommes?
RENIFLARD.
Mais je ne vous en veux pas.
Ou au sabre, qui est l'arme des soldats?
RENIFLARD.
Castillan, vous ne me comprenez pas... Je ne veux pas me battre... Vous m'avez marché sur le cor, ça m'a fait mal... mais je ne vous en veux pas... au contraire.
Cependant, si j'ai eu tort...
RENIFLARD.
Du tout... c'est moi qui suis dans mon tort... Je vous demande pardon de m'ètre laissé marcher sur le pied.
J'accepte vos excuses , jeune homme... mais n'oubliez jamais que les Espagnols sont tous braves comme le Cid et très- délicats sur le point d'honneur... Jamais vous ne courûtes un si grand danger qu'aujourd'hui, et vous pouvez dire que vous avez frisé votre trépas...