ACTE III, SCENE 1 XI
RENIFLARD.
Ah ! seigneur...
BENITO
Partez avec la senora... qui parait vous aimer beaucoup...
RENIFLARD.
Oh! oui, ma chère Rosine... je pars avec vous , je retourne à Paris... Je veux vous faire connaître Paris...
ROSINE
Je le connais!...
RENIFLARD.
Comment?...
ROSINE
Je suis Parisienne !
RENIFLARD.
Allons, bien !... Je ne rencontre dansée pays qu'une espagnole qui me convienne... et c'est une parisienne !
ROSINE
De la rue Vi vienne... où j'ai été modiste, mais vertueuse.
Quoi ! vous seriez...
ROSINE
Une grisette, tout bonnement... Je suis venue en Espagne... j'ai fait des chapeaux et des bonnets nour toutes les dames de la cour, ce qui vous explique comment je me rattachais à un parti politique.
RENIFLARD.
Mais pourquoi vous êtes- vous intéressée à moi pendant ces trois actes ?
ROSINE
Parce que je n'ai pas oublié que quand j'étais petite fille, vous me louiez gratis des romans de Paul de Kock, et j'ai la mémoire du cœur et des romans.
REN1FLARD.
Ah! c'est vous, cette petite... Vous avez grandi et embelli... Les romans vous ont profité.