‹ Une actrice en voyage, piéce en un acte (volume 2)Chapitre 125 sur 129 · SÉANCE DU 7 MARS · texte numérisé non relu

SÉANCE DU 7 MARS

Présidence de M, le docteur Dumont.

Le secrétaire général donne lecture du procè&-verbal de la séance de février.

Les ouvrages adressés à la Société par ses correspondants, sont présentés par le secrétaire bibliothécaire.

Un membre propose de voter des remerciements à M. de Lens fils, pour les lithographies dont il a illustri les mémoires de M. Boudié, dans le Recueil (kla Société.

L assemblée accueillant favorablemeat et a^ec empressement cette manifestation , M. le président s'en fait Forgane , et annonce qu*il en sera fait mention au procèsverbal.

Le président, au nom du Bureau qui a admis leur candidature, présente aux suffrages de la Société, comme membres titulaires : MM. Gaston Allard, propriétaire à Angers; Brossard de Corbigny, ingénieur des mines et professeur de chimie à Técole supérieure; Tarin fils, négociant à Angers; et au titre de membre correspondant, M. le docteur Menière , médecin de Thôpital des sourds et muets de Paris, etc.

On procède à des scrutins séparés par suite desquels ces messieurs sont proclamés , à Tunanimité , membres de la Société aux titres ci-dessus établis.

A cette occasion, le secrétaire général propose d'afficher désormais, dans la salle des séances, les noms des candidats après qu'ils ont été préalable^ient admis par le Conseil d'administration. Us resteraient ainsi exposés jusqu'au jour fixé pour le scrutin. Cette mesure satisferait au désir plusieurs fois exprimé par quelques membres, de connaître les candidatures avant la séance fixée pour le scrutin, et n'aurait, en cas d'insuccès, aucun des inconvénients que pourraient redouter les postulants, d'une publicité qui serait donnée à leur candidature dans des convocations qui sont reproduites par les journaux.

Cette proposition, après avoir donné lieu à une discussion générée, est mise aux voix et adopta.

M. Léger^ rapporteur de la Commission des comptes « présente le résumé de l'examen du compte fourni par M. le trésorier Janin. Elle a été unanime pour rendre hommage à la régularité et à la lucidité de ce travail , ainsi qu'à l'exactitude et à l'activité avec lesquelles cet hono« rable membre s'acquitte de fonctions si utiles et peu

attrayante». Elle propose de lur TOter des remereiemeDts.

La Commission voudrait que Ton ne Itiissftt pas figurer sur la liste des sociétaires , deui ou trois personnes qui négligent d^acquitter les obligations pécuniaires imposées à tous les membres titulaires. Elle pense aussi que Ton pourra arriver à réduire plus tard les dépenses d*impression, en ouvrant un concours aux diverses marsotas d*imprimerie qui ont des représentants au sein dé' la Société, Il est répondu à cette observation , par )e président, que le traité contracté récemment pour Vimprbss^ sion des mémoires , n*a élé arrêté qu'après examen des propositions des autres imprimeries.

Des remerciements sont votés à M. le trésorier ianin.

Le 'président annonce que le Bureau s^est occupé du choix d'un siget à présenter pour le prix fondé pcrr le Conseil général. H propose à rassemblée de voter une médaille d*or de 135 francs , au meilleur travail sur la géographie historique et monumentale du déparienfient de Maine-et-Loire , ou d'un de ses arrondissements. Ce mémoire devra être rédigé sous forme concise et conformément au modèle publié par le ministère de Tinstrûction publique , dans la Revue des Sodéiés savarUes.

Les ouvrages envoyés au concours seraient adressés à la Société avant le !«' novembre 1860.

Cette proposition est adoptée.

M. Quris continue la lecture de son mémoire sur le réalisme en littérature , et traite cette fois la question au point de vue spécial du théâtre. Il étudie les péripéties et les alternatives de la lutte que se sont livrée les deux principes sur les scènes anglaise et française, et se trouve conduit à des études critiques et à des conskié^ rati<»is et déductions aussi ingéiûeuses que philosophiques , sur les procédés , les tendances et les productions des deux écoles.

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(^'assemblte voie le renvoi de cette intéressante étude afi Comité de rédaction.

. ^. iGéQevîer prévoie un mémoire sur les espèces de ronces observées par lui on Adjou et en Vendée, qu*il a jugées entièrement nouvelles ou n'avoir pas encore été signalées comme babitani nos contrées. Il les a toutes étudiées sur place dans les diverses phases de leur végé^ tation, çt les a minutieusement décrites dans toutes leurs parties. Il fait précéder ce travail descriptif, essentiellement original, d'un tableau méthodique propre à Ciciliter leur groupeqnent naturel et leur détermination. Dans les explications orales dont il accompagne la présentation de ce travail, il croit devoir insister sur un fait qui s*est produit dans le cours de s^s études, lequel lui parait propre à confirmer rQpipipn de ceux qui croient à la fixité indéfl* nie de la forme, et, ainsi à la légitimité des espèces, si nombreuses qu*el les puissent être, dans des genres où la science botanique, ii ses débuts, en avait à peine encore reconnu quelques-unes; tel, par exemple^ que dans ce genre Rubiu , où Linné n*avait voulu voir que trois espèces européeanes et où les modernes eu ont déjà aperçu plusieurs centaines peut-^tre! M. Génevier rapporte qu'après avoir reconnu, décrit et nommé toutes les ronces de notre pays qu'il croyait nouvelles, étant entré en relation avec le savant botaniste Muller, il reçut de lui une série de ses nouvelles espèces allemandes, et put constater, sans difficulté, Fidentité de plusieurs d'entre elles avec ses espèces nouvelles d'Anjou et de Yeadée , si bien que , dans sa loyauté scientifique , il oe dut pas hésiter à débaptiser celles-ci pour leur donner les noms que leur avait d^à as^gnés Muller.

A cette occasion , M. Boreau, directeur du jardin bota-* nique d'Angers^ président delà section des sciences naturelles , prend la parole et rappelle diverses observations

qu*il a été k portée de faire sur la dissémination de plusieurs espèces nouvellement reconnues dans des genres que Tancienne botanique avait considérablement restreints, et qu'elle considérait comme doués d'un polymorphisme aussi capricieux quUndéflni, espèces dont il a constaté Texislence avec des caractères absolument semblables dans des pays fort éloignés entre eux, ce qui prouve qu'elles occupent, comme les anciennes, des area très étendus. Non-seulement beaucoup de ces espèces se rencontrent ainsi dans des régions difiPérentes, mais le savant professeur a pu observer encore que, bien que provenues de lieux divers, lorsqu'il les a cultivées et obtenues de semis, et soumises ainsi , dans le jardin botanique d'Angers, à des conditions identiques de végétation^ ces espèces nouvelles (notamment dans les genres Hieracium, Thalictrumy Centaurea, etc.) s'y reproduisent chaque année sans que leurs caractères distinctifs se soient aucunement modifiés.

Le travail de M. Génevier est renvoyé au Comité de rédaction.

11 est ensuite donné lecture d'un mémoire de M. le docteur Ridard , sur le siège et les causes des maladies. Ce travail , comme tous ceux qui sortent de la plume de notre confrère, excite vivement l'intérêt de l'assemblée. Le savant docteur a su , comme tocgours^ entremêler les développements techniques indispensables aux travaux de cette nature, de considérations physiologiques, morales ou philosophiques qui, accessibles à toutes les intelligences élevées, donnent & ses communications un singulier attrait pour les personnes même les plus étrangères aux quesdons médicales.

Ce mémoire est renvoyé à la Commission de rédaction.

M. Chàtel, président de la section d'agriculture de ta Société, vient donner lecture, avant la publication qu fl

en va faire, d*uDe notice qui contient des recherches historiques intéressantes sur la maladie de la vigne. Il y fait également Thistoire de la maladie des pommes de terre, indique diverses expériences et remploi de moyens propres à prévenir Tinvasion ou le développement de ces affections morbides.

M. Chàtel fait ensuite, entre les membres présents, une distribution de tubercules de la pomme de terre d*Australie récemment introduite en France, dont il a été à même de constater le rendement énorme.

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