biflda Boehng. Bords des champs^ lieux frais. Çà et là
6. pubescens Bess. 6. versicolor Bast. 219. Haies, champs. Angers, Avrillé, Bouchemaine, Jarzé, Lue, Morannes, Ghâteauneuf, etc.
Stachys Germanica L. Ghamps pierreux des terrains calcaires G.
S. Alpina L. Haies et bois RR. G6teaux de la Mayenne (Desv.). — Est-ce bien en Maine-et-Loire que Desvaux Ta observé?
S. sylvatica L. Lieux couverts, bois G.
S. palustris L. Fossés et prés humides G.
Obs. m. Genevier m*a communiqué une forme très exiraordi-
naire, trouvée par lui près Angers, parmi de nombreux individus de Stachys palustris et de Scrophularia Balbisii, dont il la suppose être une production hybride, ce Stachys ayant presque les feuilles de la Scrophulaire. Si cette hypothèse avait en sa faveur d'autres preuves que les apparences, elle réduirait à leur juste valeur les conséquences que quelques botanistes ont voulu déduire de la fécondation mutuelle des plantes appartenant à des genres différents, comme si Ton pouvait jamais établir un principe scientifique sur des anomalies qui sont dans la nature de rares et souvent inexplicables exceptions.
S. ambigna Sm. Bords des eaux R. Saumur, Briollay, Angers, Brain-sur-l'Authion^ Ponts-de-Cé, Iles de la Loire.
S. arvensis L. Champs sablonneux C.
S. annua L. Moissons CC.
S. recta L. S. Sideriiis BasU 220. Coteaux secs, sables C.
Betonica officinalis L. Bois, landes C.
B. serotina Host. Bois. Soucelles.
Mamibium vulgare L. Bords des chemins C.
Ballota fœtida Lam. /?. nigra Guep. Ed. 2 et 3. Haies, décombres CC.
Leonurus Cardiaca L. Haies AR. Saumur, Saint-Lambert, Vivy, Brain-sur-Allonnes, Jarzé, Baugé, Brissarthe, Soucelles y la Roche -Fouque, Avrillé, Trelazé, Cbazé- Henri, Noêllet, Pouancé.
Chaiturus Marrubiastram Reich. Leonurus — L. et Auct. Lieux frais R. Saumur, Chacé, ÉcoufQant, Montreuil-sur-Loir, Sorges, Bouchemaine.
ScateUaria galericulata L. Prés, fossés, C, sans être très abondante.
S. hastifolia L. Prés, fossés AC. Angers, Avrillé, Peneu, Cheffes, Écoufflant, Saumur, Allonnes, Saint-Rémy, Juigné, Beaulieu, Chalonnes, Lire, bords de la Verzée, etc.
S. minor L. Prés marécageux C.
Obs. Se. aUfida L. a été semé, par Bastard, dans une carrière près Chalonaes; il s*y est peu multiplié.
Brunella vulgaris Prés et pelouses GC.
B. alba Pall. B, laciniata Bast. 225. Guep. GoIUnes sèches C., seulement dans les terrains calcaires.
B. grandiflora Jacq. Pelouses calcaires RR. Gléré, Saint-Pierre-des-Ghamps (Bast.). — Je n'en ai pas m d'exemplaires recueillis en Maine-et-Loire. Peut-être n*exi8te-t-elle qu'en dehors de nos limites, dans tes Deux- Sèvres.
Ajuga reptans L. Prés et bois CG.
A. Genevensis L. Prés secs, lieux incultes des terrains calcaires AR. Saumur, Baugé, Bauné, Hilon, etc.
Obs. Cette plante renferme plusieurs espèces qui devront être distinguées : 1» notre Aj, genevensis (A, pyramidalis Desv. 144), des terrains calcaires, produit des stolons souterrains qui s'épanouissent en rosettes de feuilles à distance du pied mère (Aj. cryptoiioUm Lagrès. Foss.), les bractées sont trilobées pour la plupart, la corolle, bleue ou rose, a son lobe terminal dilaté et émarginé. 2o Une autre forme que je nomme Aj. eoniroversa, et qui est probablement YAj, pyramidalis Bast. 212. Guep. non L. est multicaule, mais non stonolifère, les rejets du moins sont si courts, qu'ils ne s'éloignent pas du pied mère, et la plante fiait seulement des touffes fournies, les feuilles et les bractées sont peu dentées, les bractées point ou à peine trilobées, la corolle bleue a son lobe moyen moins dilaté, émarginé. Lieux sablonneux, îles de la Loire. 3<» Nous cultivons une troisième forme rapportée de la Savoie (calcaires jurassiques de Chambéry), très remarquable par ses nombreux stolons souterrains, filiformes très longs produisant une multitude de rosettes de feuilles, à une assez grande distance du pied mère, les feuilles et les bractées sont irrégulièrement dentées ou trilobées, la corolle, d'un beau bleu d'azur, a son lobe moyen à peine émarginé. C'est peut-être Aj, rugosa Host FI. aust. 2, p. 1^. Les caractères trop vagues donnés par cet auteur permettent difficilement de reconnaître la plante dont il a voulu parler.
A. Chamœpithys Schreb. Teucrium Chamœpithys L. Champs, lieux vagues des terrains calcaires ou sablonneux C. Saumur, Baugé, Soucelles, Briollay, Vernaales, etc.
Teucrium Scorodonia L. Bois CC.
T. Botrys L. Champs calcaires C. Pellouailles, Suelle, Chaumont, Baugé, Saumur, Lire, etc.
T. scordinm L. Fossés, étangs C.
T. Chamœdrys L. Bois et coteaux secs des terrains calcaires C. Saumur, Champigny, Baugé, Marcé, Chaloché, Pellouailles, Beaulieu, Chalonnes.
T. montanum L. Coteaux arides des terrains calcaires R. Champigny-le-Sec, Rou, Baugé, Pontigné, Saint-Martin-d'Arcé, Lue, Milon, Lire.
PLUIHBAGINACÉBS.
Armeria sabulosa Jord. Statice Armerià Merl. 2G, 47, 51, 101, 113. Statice plantaginea Bast. 119. Desv. 136. Armeria plantaginea Guep. Lieux sablonneux C. Bords de la Loire, Villevêque, Briollay, Soucelles, Durtal, Morannes, Vemantes, etc.
PLANTAdlNACifiS.
Plantage major L. et P. minor Bast. 60 Pelouses fraîches CG.
P. intermedia Gilib. Lieux battus, chemins C.
P. média L. Pelouses des terrains calcaires C.
P. eriophora Hoff. et Link. P. lanceolata b. lanuginosa Bast. 60. Prairies des bords de la Maine, bords de la Loire.
P. lanceolata L. Prairies CC.
P. Timbali Jord. Lieux secs C.
P. carinata Schrad. P. subulata Herl. 70, 113. Basi. 60. Deâv. 137. P. recurvata Guep. Ed. 1, p. 93. P. wrpmtina Guep. Ed. 2, p. 102. Ed. 3, p. 107. Pelouses sèches, rochers C. sur les schistes, autour d'Angers^ Candé, Reaulieu, fentes des rochers , alluvions de Brainsur-Allonnes, Yemantes.
Obs. Merlet La Boulaie avait soumis cette espèce à la détermination de Ventenat , de rHéritier et de Smith , qui donnèrent chacun un avis différent. Smith répondit que ce plantain ne lui paraissait pas différer du P. subulata conservé dans Fherbier de Linné. Il est possible en effet que notre plante ait été confondue par Linné avec le vrai P. subulata de Marseille.
P. Coronopus L. Bords des chemins C.
P. arenaria W. K. I^ieux sablonneux G. Bords de la Loire, etc.
Littorella lacustris L. Bords des étangs AC. Angers, Beaucouzé, Pouancé, Pontron, forêt de Chambiers, Chaloché, la Breille, Cléré, Cunault.
AMABANTHACÉES.
Amaranthus albas L. — Je Tai fait recueillir depuis plusieurs années, aux amateurs de botanique, sur les décombres du port Ayrault à Angers, où elle avait été semée et d'où elle commence à disparaître.
A. sylvestris Desf. il. viridis Merl. 5. A. Blitum Bast. 343. Desv. 134. Lieux cultivés, rues G.
A. ascendens Lois. il. prostratus Bast. 344 il. sykestris Desv. p. 135. il. Blitum Guep. Rues, décombres, fumiers G.
A. deflexus L. il. prostratus Balb. Desv. 135. Guep. il. spicatus Bast. 344. Décombres, bords des murs. Angers, Saumur.
A. retroflexus L. il. spicaius Lam. Lieux cultivés, dé-
combres AC. Angers, Saumor, Gennes, Saint -Jean-des- Mauvrets, Iles et levées de la Loire. — Originaire de la Pensylvanie, selon Linné.
Obs Depuis que j*ai publié une Note sur la synonymie des Amaranthus sylvtstris et ascendens, M. Moquin-Tandon en a donné une sur le même sujet (Bulletin de la Société botanique, tom. 5), qui n'infirme en rien les conclusions auxquelles j*avais été conduit. Le savant monographe insiste sur Torthographe du mot Amaranthus, dont il tient beaucoup à faire supprimer TA, suppression qui me semble toujours peu rationelle. En effet, Dioscoride (liv. 4, chap. il\ cite une Amarantes qu'il donne comme synonyme de son Helichryson à Ûeurs jaunes, c'est-à-dire d'une espèce analogue à VHelichrysum Stœchas des modernes. L'Âmarantos dont Galien recommande les corymbes infusés dans du vin , est absolument la même plante. De son côté, Pline (liv 21 , chap. 8) a un AmararUus (quelques éditions portent Amaranthus) dans lequel on a cru reconnaître le Ceiosia cristata L. quoique cette plante n'ait pas la propriété qu'il lui attribue de reverdir dans l'eau après qu'elle s'est flétrie, les parties florales seules pouvant conserver leur couleur. C'est pour cela que Gasp. Bauhin énumérant dans son Pinax (p. 120) les espèces d'Âmarantbes, dit : A'MâfaiBot dicitur, quasi immarcessibilis, eo quod hujus flos decerptus non mareescat. J. Bauhin (Hist 2 , p. 969) adopte cette étymologie et parle de ceux qui auraient volontiers fait dériver ce nom de amor anihos , parce qu'on donnait aussi à la plante le nom de flos amoris. La plupart des botanistes contemporains admirent l'opinion de Bauhin , et Tt>umefort qui le premier constitua scientifiquement ce genre, fut donc fondé à dire : (Instit. p. 236) : Amaranthus quasi flos non marcescens.,, . Linné (Phil. bot., n^ 241) cite l'Amarantos Diosc. parmi les noms d'origine grecque, mais il se garde bien de le confondre avec VAmatanthus dont il accepte l'étymologie telle que Tournefort l'a donnée, ajoutant même entre parenthèses (Flos «t6oc) immareescibiiis (Phil. bot., n^ 240). Ainsi il est certain que notre Amaranthus ne descend point de l'Amarantos des Grecs, que les pères de la botanique , en créant ce genre, ont entendu lui donner un nom qui rappelât l'attribut de la fleur , et que l'orthographe de ce nom doit en conserver le
souvenir. M. Moquin nous apprend que c'est d'après ses avis que le dernier Dictionnaire de TAcadémie, corrigeant Tœuvre de ses devanciers, a admis le mot Amarante. Si ce jugement est sans appel, il nous restera du moins la consolation de nous rappeler le fameux sonnet :
Ne dis plus qu*ll est amaranthe.
Polychnemum majus Br. P. arvense Bast. 18. Desv. 134. Giiep. Champs pierreux AR. Angers à Saint-Augustin, Trelazé, ÉcoufQant, Soucelles, Villevêque, Bauné, Longue, Blaison, Juigné, Louresse, la Grézille, Hartigné, les Ulmes, Marson, Montreuil-Bellay.
P. vennicosum Lang. Lieux sablonneux R. Bords de la Loire, Sainte-Gemmes.
Phytolaccées. — Le Phytolacca decandra L. se trouve parfois dans les vignes, provenant de graines répandues avec les terreaux, mais ne peut être considéré comme devenu spontané.
SAL80LACÉKS.
Le Beta vulgaris L. est souvent répandu dans les décombres ou les rejets des jardins, mais n'est spontané dans aucune localité.
Chenopodium polyspermum L. Lieux cultivés, sables humides AC.