‹ Une actrice en voyage, piéce en un acte (volume 2)Chapitre 67 sur 129 · L. campestris De. Pelouses G · texte numérisé non relu

L. campestris De. Pelouses G

L. multiflora Lej. L. erecta Desv. 83. Bast. 136. Bois, prés secs G. '

COIiCnCi|CÉE9.

Colchicum autnmaale L. Prés des terrains calcaires ou argileux G. Prairies de la Loire, Trelazé, Jarzé, Vieil- Baugé, Vivy, Gonnord, etc.

C. estivale Bor. — J'ai décrit cette espèce sur les individus cuUiv(^s au Jardin d'Angers, mais jusqu'ici son

existence à Télal spontané n'est pas constatée en Maineet- Loire. Le C. aulumnale offre des feuilles élargies dans les sols fertiles et peut alors induire en erreur, si l'on n'observe pas les fleurs. Guep. Sup. (1857) l'indique à Saint-Rémy, l'échantillon cultivé de son herbier n*en fournit pas la preuve.

ASPARACSËES.

Asparagus officinalis L. Lieux frais C. Iles et vallées de la Loire^ dans les buissons ; Angers haies des prairies de la Maine, etc.

Paris quadrifolia L. Bois couverts RR. Brain-sur- Allonnes, marais de )a Nouillère, Montpollin, Saint-Martin-d'Arcé.

Polygonatum bulgare Desf. P. unifiontm Desv. 82. Convatlaria Polygonatum L. Bast. i3i. Bois des terrains calcaires R. Fontevrault, Marson, le Thoureil, Soucelles^ Chapelle-Saint-Land, Seiches, Thorigné.

P. intermedium Bor. FI. cent. Ed. 3, p. 615. Bois calcaires RR. Forêt de Fontevrault, bois Choquet.

Obs. a la description de cette espèce on peut ajouter Tobserva- (ion suivante : Ses pousses sortent de terre à la fin d^avril, quand déjà le précédent est fleuri et le suivant en boutons. La baie est bleuâtre, presque globuleuse.

P. multiflorum Ail. Convallaria multiflora L. BasL 132. Bois, haies des prés C.

Convallaria maialis L. Bois AR. Angers bois de la Haie et du Perray, Bouchemaine , Cholel, Armaiilé» Pouancé, forêt d'Ombrée, Baugé, Pontigné, Lue, Milon^ Vernantes, FonlevrauU.

Ruscus aculeatus L. Bois, haies G.

UL1ACÉE9.

Tulipa sylvestris L. Vignes, cliamps, prés R. Aiii|:ers, Avrillé, Boucliemaine, Coinbrée, SainUAubin, aux Noulies, Ghalonnes, Miré, bois (défriché) de Charaux.

T. Celsiana Vent. Coteaux secs RR. Beaulieu à Textrémité ouest des roobers du Pout-Barré.

Fritillaria Meleagris L. Prairies C. dans les vallées du Thouet^ de la Loire, du Layon, etc.

Asphodelus sphœrocarpus Gren. et God. il. ramosus Bast. 130 il. albus Desv. Obs. 87. FI. 96. Guep. Bois et landes AC. Saint-Sylvain, Soucelles, Étriché, Segré, Combrée, Candé, Cholet, Izernay, Pocé près Saumur.

Obs. Il n'est pas facile de déterminer sûrement la plante à laquelle fut appliqué d'abord le nom de Asphodelus albus. Les anciens botanistes distinguaient deux espèces, mais ils semblent s'être basés uniquement sur Tétat simple ou rameux de la hampe, caractère sans valeur spécifique; Morison, qui indique ces deux plantes au parc de Chambord , n'avait certainement en vue que deux formes d'une seule espèce. Miller ne caractérise point suffisamment son Asp. albus , il lui attribue des fleurs d'un blanc plus pur que celles des autres espèces, et il ajoute que « n'étant pas tout à fait aussi dure k que les autres, elle est quelquefois détruite par les fortes gelées, » à moins que ses racines ne soient couvertes dans la mauvaise » saison. » Assurément, il ne peut s'agir ici de notre Asphodèle de l'ouest^ qui ne montre ses bourgeons qu'au printemps et qui n'aurait rien à redouter des hivei*s, sous le climat de l'Angleterre. Wildenow distingue son Asph. albus du ramosus par des feuilles plus étroites, une tige toujours indivise, des bractées de la longueur du pédoncule, des fleurs plus petites, non alternes, écartées, mais beaucoup plus entassées. Il cite en synonyme VAsph, secun^ dus Clus. Hist. 1 , p. 197. Clusius distingue sa plante par sa tige unique et ses fleurs tout à fait blanches, sans ligne purpurine, caractère qui ne convient pas à notre espace , à laquelle nous con-

servons, pour ces motifs , le nom que lui a imposé M. Grenier.

VAsph. albus W. est une plante de montagne, qui a pour synonymes les Asph. Ddphtnetms et suMpinus Gren. Son bourgeon se montre dès la fin d'octobre et peut, comme le dit Miller, être atteint par la gelée dans les pays oii une coucbe de i^ige ne le protège pas ; ses fibres radicales sont fortement renflées en tubercule ; feuilles glauques, pédicellea courts, lobes du périanthe blancs avec une raie longitudinale vert-jaunâtre linéaires allongés obtus, contigus à la base et soudés en un tube court, étamines dépassant le périanthe. anthères jaune-chir, partie dilatée des filets bordée de cils blancs très fins.

VAsph. sphcsrocafpus Greo. a les fibves de la racine ohlongues, le bourgeon ne paraît qu'au printemps^ feuilles vertes, pedicelles plus longs, lobes du périanthe oblongs allongés, blancs lavés de rose sale à la base, avec une raie Longitudinale vert-bruq||tre , subitement rétrécis à la base et non contigus ; étamines dépassant beaucoup le périanthe, à anthères d'un jai^ne orangé, partie dilatée des filets rosée, bordée d'une forte pubescence blanche cristalline. Ces caractères différentiels ne permettent point de réunir ces deux espèces. Notre plante, en outre,, appartient aux pays de plaipes; des landes de l'ouest elle suit la Loire jusqu'en Sologne et se prolonge plus loin au midi, dans le Poitou et le Limousin.

PhalangiuxQ Liliago Schreb. Anth&ricum — L. Guep. Coteaux R. Beaulieu, avec le Tulipn Cekiana^ Érigné» forêt de Brissac

Simethis bicolor Kunth. Phalangium bkolor Bast. 130. Desv. 97. Anthericum planifolium L. Guep. Bois et landes AC. Saint-Sylvain, Soucelles, Seiches, Chaumont, Montigné, Durtal, Combrée, Saint-Michel, Baugé, Milon, la Breille, Fontevrault, le Thoureil, etc.

Obs. Les feuilles ne sont jamais planes dans cette espèce.

Narthecium ossifragum Huds. Abama ossifraga Bast. 151. Lieux tourbeux RR. Angrie, landes du Mollet. Saint- Michel, Noêllet^*

Muscari racemosum De. Lieux sablonneux AC. Vallée de la Loire, Saumur, Durtal, etc.

H. Heglectum Gnss. M. hotryoUhs fiast. 133. Coteaux, champs, vignes A€. Saunrttr, la Haie-Longue, Cheffes, etc.

M. botryoides De. Lieux sablonneux RR.^Blebernier, vallée de TAUen.

Obs. Du Petit-Tbouars avait peut-être observé cette espèce dans la Haute VaHée en 1790, mais personne ne Tavait recueillie en Maine et Loire, lorsque M. Hevelière la trouva en 1845 sur plusieurs points de la commune de Villebernier. La plante indiquée sous ce nom par Merlet et Bastard était le M. neglêctum, Bastard recueillit le jy. BôttTjoides dans tes cbansps de ia vallée de TAlleu, le 1G mars 1846 , dans une berborisation qui fut pour lui la dernière, la mort rayant enlevé trois mois après.

M. Leliévrïi Bor. Chaitifps, pelouses RR. Environs de Segré, dans Tenceinte de Nyobeau (Lelièvre). — H. Béraud Fa retrouvé dans l'enclos de la Banmette ; il abonde à Angers, dans un pré sec^ sur le chemin de la Meignanne.

H. comosum Mill. Champs, vignes C.

H. Courtilleri Bor. FI. cent. Ed. 3, p. 621. Lieux sablonneux RR. BIou.

Obs. En 1855, M. Fenzl, professeur à TUniversité de Vienne (Autriche), m'ayant témoigné le désir de rédiger un travail sur les Muscari, je me suis empressé de lui adresser des individus vivants des M, racemosum, negkcium, Fischeri, Lelievrii, botrymdes, espérant que ce savant prendrait le soin de les observer dans leurs différents états, comme je Pavais fait moi-même. C'est avec étonnement que je Tai vu au contraire, dans ses Adversaria de 1856, rapporter ces espèces à d*anciens noms, qui d'après mes observations ne peuvent leur convenir. L'illustre professeur a du ^cste opéré des rapprochements aussi surprenants pour un grand nombre d'autres espèces, ce qui lui a valu une leçon de la part d'un grand maître dont rautorité est bien autrement imposante que h mienne : « Quis fingat se arbitreifi . qui sua placita omnibus imponeti § Fries, Index hort. Upsal, 1857.

Endymion nutans Dum. Scilla nutam Sm. Basl. 129. Desv. 93. et S. patula Basl. 93. Agraphis nutans Guep. Bois et prés G.

Scilla autumnalis L. Pelouses sèches G.

5. bifolia L. Bois R. Gôteaux boisés de la Loire à Souzay, Saumur.

Gagea stenopetala Reich. Lieux sablonneux RR. Iles de la Loire, Villebernier, champs de Beauvoyer.

6. arvensis Schult. Orniihogalum minimum Bast. 128. Desv. 95. Or. arvense Guep. Ed. i, p. 64. Ghamps, vignes R. Saumur, champs de Fourneux, Villebernier, Rou, Saint-Rémy-la-Varenne, Ponls-de-Cé, île Sainl- Maurille, vallée de l'ÂlIeu.

G. sazatilis Schult. Omithogalum luteum Merl. 61. Bast. 128. Desv. 95. Or. minimum Herl. 61. Bast. pro parte; 0, bohemicum var. saccatik Guep. Ed. 1, p. 65. Gagea bohemica Guep. Ed. 2, p. 70. Ed. 3, p. 74. Bor. FI. cent. Ed. 2 et 3. Lloyd, FI. de l'Ouest, etc. Pelouses des collines sur les quartzites R. Angers, rochers de la Rive, la Baumette, Sainte-Gemmes, roche d*Érigné, Juigné-sur-Loire, Beaulieu, Chalonnes.

Obs. Guépin, qui avait d'abord rapporté cette plante au G. saxatilis, dit dans la 2<^ édition. « Depuis quelques années, j'ai mieux » observé la capsule de cette espèce rare et je roe suis convaincu » que nous n'avions pas le G. saxatilis... » Il donne en conséquence une description du G. bohemica, empruntée à une note publiée dans les Annales des sciences naturelles (1835)» t. 3, p. 309. L'autorité de Guépin a entraîné dans l'erreur tous les botanistes français. Cependant cette observation était tout-à-fait superficielle , et la cause de l'erreur venait de ce que la plante des environs d'Angers ne mûrit jamais son fruit ; malgré toutes mes recherches , je n'ai jamais pu voir une seule capsule fertile. Peu après la floraison , l'ovaire s'oblitère et ses valves paraissent déprimées, comme dans le G. bohemica. Voici au reste des notes rclcv<5fts sur un grand nombre d'individus de noire plante : L'o-

taire est obovale, obloog à valves un peu coovexes , ou un peu déprimées à angles saillants, à sommet obtus, très peu déprimé, le style natt de cette dépression peu apparente , il est obscurément trigone , mais certainement pas traversé par trois sillons longitudinaux , le stigmate d*abord trigone , paratt ensuite capité , mais n^est pas trilobé , il atteint la longueur des étamines. Les divisions de la fleur plus ou moins velues , étroites ou élargies obtuses, varient dans les divers individus croissant ensemble. — Dans le G. bohemica , plus grand et plus robuste , Tovaire est plus long , plus large vers le baut , ses côtés sont profondément creusés , les valves sont évasées en cœur à leur sommet , et les extrémités des angles s^élèvent en forme de lobes à côté du style immerse, le style est traversé loogitudinalement par trois sillons qui traversent également le stigmate et le font paraître trilobé. Reicbenbacli a figuré les deux espèces : Icon. x, fig. 1052 et 1053.

Omithogalum ombellatam L. Champs, vignes, terrains pierreux ou calcaires C.

0. angustifolium Bor. O.Jenuifolium Guep. Sup. (1854), p. 15. Lieux sablonneux, champs C. Iles de la Loire^ Briollay, Baugé, Saumur, etc.

0. affine Bor. Bois secs R. Bois de Fontevrault, Champigny-le-Sec, Cheviré.

0. divergens Bor. Pelouses, champs, lieux sablonneux AC. Angers, Saint-Sylvain, ÉcouflQant, Saumur, ties et vallées de la Loire, Milon^ Baugé.

Obs. Diaprés M. Guépin, Suppl. (1850) , p. 7, mes échantillons fl ressemblent absolument • à la figure que Reichenbacb a donnée de YO, refractum , Icon. x , pi. 469. Cette assertion peut laisser penser que notre auteur a examiné bien superficiellemeot et mes échantillons et la figure citée. C^est sous les inspirations de cette assertion qu*a été publiée en 1854 dans les mémoires de la Société Lionéenne d'Angers une note sur Y Or, refractum doot l'auteur revendique la découverte autour d'Angers. Il est fâcheux que le lecteur ne soit pas averti que les figures données à l'appui de cette note , ont été copiées des Icônes de Reichenbacb (n^* 1019 et 1024) et ne prouvent par conséquent absolument rien quant i

k plante de l'Aojeu , si ee n'est la légèreté de l'auteur à qui on peut porter le défi de montrer sur le terrain une plante semblable à celle qu*il a figurée.

Page 1