‹ Une actrice en voyage, piéce en un acte (volume 2)Chapitre 85 sur 129 · C. fnnicularia Thuil. Eaux stagnantes · texte numérisé non relu

C. fnnicularia Thuil. Eaux stagnantes

C. hispida Sm. C. tomentosa Bast. 329. C. montana^ et C. ceratophylla Guep. Eaux stagnantes C. Pouancé , Saint-Jean-de-Linières , Chaumont , Saint-Rémy-la-Yarenne.

C. aapera W. Eaux stagnantes, fossés des landes, Chalocbé , Longue.

C. firagilis Desv. C. capillacea Bast. 330. Eaux sUgnantes C. Bécon , Pouancé , Saumur , Sainte-Gemmes^ Bouchemaine.

PLANTES ATTRIBUÉES A TORT AU DÉPARTEMENT DE MAINE ET LOIRE DANS LES DIVERSES FLORES PUBLIÉES SUR CETTE CONTRÉE.

Nous ne comprenons pas dans cette liste les plantes que nos auteurs ont décrites comme cultivées en Anjou , mais seulement celles auxquelles ils ont assigné des localités , dans le pays. Ces espèces furent admises dans la

flore soit sur des indications verbales , soit par suite de déterminations erronées, soit enfin par pure supposition. Quelques unes d'entre elles seront peut-être trouvées dans la suite , mais jusqu'ici leur existence nous paraît très douteuse. Cette liste ne répétera pas les noms des plantes que nous avons pu rattacher à d'autres espèce^ par la synonymie.

Anémone Ranunculoides Bast. 202. Ghaloché, Bauné.

Ranuncalns graminens Bast. 207. Montigné.

Ceratocephalns falcatns Guep. 252. Montreuil-Bel* lay. Indiqué d'abord par Delastre , comme trouvé par M. Maille , qui n'a visité cette localité qu'en automne et m'a assuré n'y avoir point observé cette espèce.

ActSBa spicata Bast. 195. La forêt d'Ombrée , celle de Brissac.

Aconitum Lycoctonnm Desv. Obs. 138. Allonnes.

Glancinm Intenm Scop. Guep. 283. G. flavum Desv. 266. Chelidonium Glaucium Bast. 196. Partout où on l'a observé , près Angers , à Saumur , à Yihiers , il était évidemment échappé des jardins, et ne s'est pas maintenu dans ces stations accidentelles.

Hjrpecoam procumbens Herl. 406. Desv. 266. Guep. Ed. 3, p. 283.

Personne, à ma connaissance, n'a recueilli cette plante indiquée aux mêmes lieux que VHyp. pendulunij par con* fusion peut-être avec une forme couchée de ce dernier. L'herbier Guépin ne l'offre pas de l'Anjou.

Fnmaria caprœolata Guep. Ed. 3, p. 280 G. dans les lieux cultivés , est certainement F. Borœiy mais fe F. caprœolata de l'herbier paraît être F. speciosa Jord. et est indiqué à Montreuil-sur-Loir , dans un jardin sablon^ neux y c'est un fait à constater.

Arabis arenosa Scop. ^ixi^r^vam arenomm Bast. 242. Desv. 279. Ardenay, Montjean.

Cardamine amara Bast 244. Chalonnes, Ghalocbé.

Erysimom hieracifolium Bast. 240. Angers, Marcé » Baugé.

Obs. Le type de Therbier de Bastard est VEr, refMmdum L. que Ton ne peut guère espérer rencontrer eu Anjou.

Thlaspi montanom Merl. 14. Angers.

Alyssum montanom Bast. 246, Cheviré, Jané.

Obs. Bastard a déclaré n^avoir recueilli cette espèce qu*i GhinoD (Indre et Loire).

Alyssum campestre Bast. 246. Chaumont , Milon , Guep. 296.

Obs. va, campestre indiqué à Saumur par Merlet d'après du Petil-Thouars n'est certainement que le ealycinum ; Tindicalion plus récente de Chaumont d'après M. A. a été faite sur un échantillon de campestre que j'ai vu , mais dont Tétat de vétusté était en contradiction avec l'affirmation d'une découverte récente. Bastard m'écrivait en 1845 : « Je pourrais vous envoyer des échan- • tillons de cette plante. J'en ai de localités étrangères mélangées » avec ceux que j'ai crus de l'Anjou , mais il faut être conscien- » cieux, et je ne suis plus sûr de rien. » Qui oserait, après cela, se fier à des herbiers où les localités ne sont pas soigneusement circonstanciées, ou dont les étiquettes sont collectives ?

Crambe hispanica Gnep. Sup. (1857), p. 13. Haies à Murs. — Plante évidemment cultivée , comme l'indiquent le faciès et la couleur verte de l'échantillon de l'herbier Guépin.

Reseda Phytenma Bast. 173, Corné^ Hazé. Desv. 283. Guep. 303. Corné , Hazé , Beaufort. Dans l'herbier de H. et L. l'échantillon de Desvaux a le galbe d'une plante cultivée et ne porte aucune indication. Bastard m'a répondu sur cette plante exactement dans les mêmes termes que pour Y Alyssum campestre. Je l'ai inutilement cherchée dans la Vallée.

Viola palostris Bast. 85. Chaloché , Chaudefonds , la Breille.

Viola rothomagensis Guep. Ed. 3, p. 310. Bouchemaine, Sceaux, Saumur. L'herbier de Tauteur ne fournit aucune trace de la plante de ces localités. Dans le Suppl. (4850) p. 30, il dit : c Je l'ai certainement trouvé à Trêves » et Cunault. » L'herbier présente en effet des échantillons avec l'indication de Trêves au bas d'une colline calcaire en exploitation. Ces échantillons sont si parfaitement semblables à ceux de Saint-Adrien prés Rouen ^ placés dans une autre feuille, qu'ils peuvent inspirer des doutes; on voit à la loupe sur leurs tiges des traces de la craie blanche de Saint-Adrien, avec laquelle la craie tuffeau de Trêves n'a pas d'analogie. Le V, roihomagenm n'a été trouvé jusqu'ici qu*aux environs de Rouen, et je suis persuadé qu'ici , comme pour les autres plantes en discussion, l'auteur pour justifier des indications fautives a cherché à se faire illusion à lui-même.

Drosera longifolia L. D. anglica Huds. Guep. -307. Marais de la Dive (Guep. herb ! ) , localité très douteuse selon nous. Comment l'auteur de la flore ne l'a-t-il pas signalée au lieu de l'indication vague qu'il a donnée ?

Dianthus deltoides Hast. 158. Guep. 321. Brain-sur- Allonnes, Blaison.

Jiychnis viscaria L. Bast. 465. Chaumont, Chaudefonds. — Guep. Ed. 4, p. 275.-2, p. 307. — 3, p. 325, Saumur, près Saint-Florent (Courtiller), Doué, Briollay. — Desv. FI. 309, nie la spontanéité de cette plante; M. Courtiller m'a assuré n'avoir pas souvenir de l'avoir trouvée à Saint-Florent. L'herbier Guépin en offre des exemplaires avec la seule localité de Doué, mais peut-être d'après l'herbier trompeur de H. Cafin.

Stellaria nemorosa Bast. 460, Chaloché, Pouancé.

Obs. Peut-être Bast. a-t-il appliqué ce nom au St. negketa Weieh. mais dans Therbier déposé à la bibliothèque d'Angers, il a placé comme type de sa plante le St, nemorum L. qu'il avait cueilli en Auvergne.

Arenaria triflora Basl. 46i. Gbaumont , Sauroar. N*a été recueilli qu'à Chinon.

A. verna Bast. iG2, Marcé.

A. setacea Bast. 462, Brissac, Chaumont. Guep. 319. Saurour, Doué, Chaloché. A, saxatilis Desv. 303. A.JU" niperina Herl. 115.

Obs. Bastard m*a dit ne Tavoir recueillie qu'à Chinon ; DesY. dans sa statistique, la déclare faussement attribuée à TAnjou. L'indication de Chaloché par M. A. donne lieu exactement à la même observation que celle de VAlyssum campestre. Les autres localités viennent de Therbier de M. Cafin où aucune localité n'était notée, mais qui affirmait* avoir recueilli toutes* ses plantes autour de Saumur, Doué , les Verchers. Mais il est certain que M. Ca6n avait accompagné Bastard à Chinon en 1811 et ils y avaient recueilli ensemble V arenaria setacea.

Géranium pratense Bast. 353. Blaison, Pouancé. Desv. 289. Guep. 266.

Obs. Desvaux attribue sa plante au Poitou, mais sa description semble plutôt convenir au Ger. tuberosum L. ^

Genista hispanica Bast. 262. Hontigné , Pouancé.

Cjrtisus capitatus Guep. 371. La plante trouvée par Bastard aux environs de Chinon et de Loudun , est C. sur pinus L.

Trigonella monspeliaca Bast. 279. Brion, Cornillé.

Helilotus alba Guep. Sup. (1850) p. 41. Chaumont, bois d'Ardane. H. Baudoin Ta recueilli une fois, noais seulement naturalisé , la plante ayant été cultivée dans cette contrée, sous le nom de Mélilot de Sibérie. *

Trifolium montanum Merl. 118. Bast. 276. Hilon. Desv. Obs. 175, Saumur. Voyez Desv. FI. 342.

Trifolium aureum Poil. Guep. Sup. (1850) p. 41. T. agrarium Guep. Ed. 2 , p. 351. Ed. 3, p. 377. Briollay , Saumur , Brion. L'étiquette de Therbier de Fauteur ne justifiant pas les deux dernières indications , porte :

Angers, BrioHay^ Montreuil-sur-Loir. Cette espèce n'ayant été trouvée ni par Bastard, ni par Desvaux , ni par aucun des amateurs qui ont herborisé autour de nous depuis vingt ans , inspire des doutes légitimes , et n'a peut-être été indiquée que par confusion d'un synonyme souvent controversé , quoique les échantillons de l'herbier soient bien le T. aureum.

Galega offlcinalis Bast. 273. Saint-Clément, Cholet; a pu être trouvé sorti des jardins.

Coronilla coronata Bast. 271. Grezillé.

Vicia hybrida Bast. 269. Angers, Reculée, Baugé.

Pisum arvense Bast. 265. Baugé, Saumur, Guep. 390.

Obs. p. elatius M. B se trouve parfois mêlé aux cultures et a pu être pris pour le P. arvense.

Lathyrus palustris Bast. 268. Chaloché, St.-Léger.

Prunus Hahaleb L. Cerasus — Bast. 181. Forêt de Fontevrault. On ne le trouve que planté dans les haies.

Comarum palustre Merl. 96. Baugé. Bast. 192. Villerooisan, La Romagne.

PQtentilla recta Merl. 4. Église de Lesvière. Plante semée par le bénédictin Dom Braux.

P. grandiflora Merl. 111. Bois de Fontevrault. Bast. 191. Coteaux de la Loire, Blaison, Montjean.

Amelanchier vulgaris M. Craiœgus Amelanchier Bast. 182. Brissac, Fontevrault.

Sorbus Ancuparia Bast 183. Les forêts d'Ombrée , de Bri3sac, de Fontevrault.

S. latifolia Fers. Cratœgus — Bast. 182. Brissac, Fontevrault.

S. Aria Crtz. Cra/û?5ws — Bast. 182. Brissac, Chemillé.

Epilobium Dodonœi Vill. E. rosmarinifolium Bast. U2. Desv. 320. Chaloché , Vezins.

Sedum saxatile Guep. 1 , p. 280. S. annuum Guep. Ed. 2 , p. 317. Ed. 3 , p. 334. Coteaux des bords de la

Loire, Saint-Pierre-Montlimart. — Dans l'herbier» la plante de Saint-Pierre*Hontlimart est Sed. acre. Des échantillons qui paraissent Sed. annuum portent la localité de Lire y sans que rien n'indique quand et par qui cette espèce alpine aurait été trouvée à Lire, ce qui constituerait un fait très surprenant. H. Guépin a pu être trompé par la personne qui lui a transmis la plante ; en ne la désignant pas il a assumé la responsabilité de l'erreur.

Ciontavirosa L. CicuUaria aquatica Bast. lil, Châteaupanne , Candé.

Trinia vulgaris De. Pimpinella dioica Bast. ii5. Noyant , Antoigné , Chinon. La dernière localité est certaine mais n'appartient pas à Maine et Loire.

Ammi Tisnaga Bast. 105. Geste, Landemont. Bastard m'a dit avoir attribué ce nom à une forme anormale d'un de nos Ammi.

Carum Carvi L. Seseli carvi Bast. 114. Saumur » Chaumont.

C. Bnlbocastanam Koch. Bunium Bulbocaslanum Bast. 105. Angers, etc. C. Indiqué par suite d'une confusion avec le Conopodium denudatum.

Seseli coloratum Ebrh. Seseli annuum Bast. lU, Harcé, coteaux du Layon » Saint-Lambert, Beaulieu.

Anethnm graveolens L. Merl. 14. Vignes des Fourneaux à Angers. — Guep. Sup. 1854, p. 32. Coteaux des environs de Saumur. — M. Courtiller ne l'a pas trouvé sur des coteaux , mais à Saint-Cyr , dans l'enclos de sa propriété, ce qui ne peut constituer une localité. La plante était cultivée autrefois pour la médecine vétérinaire.

Chœrophyllum nodosum Lam* Scandix nodosa L. Caucalis — Bast. 104. Angers, Baugé. Plante méditerranéenne indiquée peut-être par double emploi du Torilis nodosa.

Lonicera pallida Host. L caprifolium Var. pallida

Guep. Sup. (1850), p. 21. Pontigné, Guédeniau, forêt de Chandelais.

0b8. J*ai moi-même donné ces indications dans la seconde édition de la Flore du Centre, mais A. Huard, dont la loyauté ne sera jamais suspectée par personne , me fit connaître que les échantillons frais qui m'avaient été remis ne provenaient pas d'une espèce spontanée, il m'engagea à me méfier des indications fournies par la même source. 11 fit la même confidence à M. E. Revelière.

Gallum sapinum Bast. 57. Angers, Suette, Marcé.

G. sylvaticnm Bast. 56. Angers, Rochefort, Chatonnes.

G. boréale Bast. 58 Coteaux de la Loire , Blaîson , Saint-Sulpice.

G. litigiosam Bast. 58. Suette, Chaloché, Marcé.

G. saccharatam Ail. YalatUia Aparine Bast. 363. Angers , Baugé. — Desv. 257. Bauné. - Guep. 286. Chalocbé. — Indiqué peut-être par suite d*une confusion avec le G. tricorne qui est commun dans les localités citées.

Asperula tinctoria Bast. 55. Coteaux du Layon et de la Loire.

Scabiosa snaveolens Bast. 54. Chaloché, Suette. Desv. Obs. 175. L'Alleu.

Aster Amellus Merl. 32 Avenue de Briançon. — Sorti des jardins probablement.

A. Novi Belgii Guep. 211. Un petit bois au milieu des vignes près Brissac. — Ne paraît pas croître spontanément en Haine et Loire , on plante souvent des plantes d'ornement dans les vignes ; en outre réchantillon qui m'a été communiqué ne se rapporte pas à Y Aster Novi Belgii L. L'Aster de Brissac n'est pas dans l'herbier Guépin.

Inula germanica Bast. 308. Chaumont, Brissac.

L birta Bast. 309. Baugé, Brissac, Pouancé.

Bidens pilosa Guep. Sup. (4857) p. 10. Mûrs, bords de TAubance. Espèce d'Amérique dont il est facile de se procurer les graines.

Gnaphalinm dioicnm Bast. 307. Brion, Sobs. — < Sur une protubérance montagneuse arrondie , du côté » de Brion ou de Lande-Chasies , en compagnie du Ge^ > nista pilosa, qui, là, est humble et rampant. > Bast.» note inédite : espèce à retrouver.

Doronicum Pardalianches Bast. 311. Mûrs, Blaison, Saint- Aubin, Cbalonnes. Ces localités sont celles du D. plantagineum que le professeur Merlet démontrait sous le nom de Pardalianches, de là Terreur de Bastard.

Senecio artemisiœfolius Pers. S. tenuifolius Bast. 311. Chaumont, Blaison.

Calendula parviflora Guep. Sup. (1857), n* 699. Thouars. J'ai eu la plante de M. Trouillard et je Tai élevée de graines, elle ne diffère en rien du Cal. arvensiSy les ligules sont seulement un peu plus safranées. Centaurea myacantha Bast. 317. Marcé , Milon. Cardancellns mitissimus Bast. 297. Milon. Desvaux 213.

Cirsium ochrolencum Bast. 300. Armaillé. Desv. 214. — Bastard aurait-il appliqué ce nom au C. hybridum ? Lappa tomentosa Bast. 298. Angers, Baugé. Desv. 213. Iles de la Loire. Guep. 205. Chaloché, Fonlevrault. Je n'ai point observé cette espèce en Maine et Loire , ni ne l'ai vue recueillie par d'autres. J'ai trouvé à Chaloché une forme aranéeuse du L. minor qui a pu induire en erreur. Le f.appa tomentosa Guep. ! herb. (des îles de la Loire) . n'est en effet que cette forme.

Tolpis umbellata Pers. Guep. 191. Drepania barbata Bast. 293. Doué , Vihiers. Tolpis barbata Desv. 205. Elle est dans le département de la Vienne, mais très douteuse en Maine et Loire.

Crépis tectorum L. Guep. Ed. 1, 2, et 3 C. Saint- Sylvain, Cunaujt, Blaison. Le vrai Crépis tectorum L. tel que le décrit Guépin, n'a jamais été recueilli par personne en Haine et Loire ; il n'existe pas du pays dans son lier* hier.

Endoptera Dioscoridis De. Celte plante a figuré à Texposition industrielle d'Angers , parmi des collections d'histoire naturelle, comme apportée par l'inondation dans les prairies de la Loire , et , ce qui est plus regrettable, le fait a été consigné dans le bulletin de la Société de botanique de France. On s'expliquerait difficilement d'où la Loire aurait pu amener une plante exclue avec raison de la Flore de France^ si l'on ne savait que celte découverte provient de la source d'après laquelle on a indiqué comme croissant spontanément dans la même localité , les Crambe hispanica , Bidens pilosa , Omithogalum refraclum , etc. , plantes étrangères à la France et même à l'Europe , et que l'on serait sans doute bien embarrassé de montrer sur place.

Hieracium Gmelini Herl. 14. Angers aux fourneaux. — Erreur de détermination.

Campanula Rapuncoloides Bast. 83. Rochefort, Chatonnes ; se trouve à Baugé dans l'enclos des Incurables, à Saumur seulement dans les jardins , où elle se propage beaucoup , mais son existence à l'état spontané est douteuse. Dans les corrections manuscrites à sa Flore, Desvaux ajoute : c C. Rapunculoides ? BvissaiC ^ bois; butte » de Mûrs , ressemble beaucoup à la Trachelium , a les » fleurs plus petites , moins ouvertes, plus nombreuses ,

I et ne nous semble qu'une race et non une espèce, i —

II reste à décider comment une plante à souche très traçante peut être issue d'une espèce à racine fibreuse. Il est rare que le système de réduction des espèces ne conduise pas à l'absurde.

C. rotundifolia Bast. 82. Angers» Baagé. Desr. 196. Guep. i 78. Baugé y Saumur. Je n'ai jamab va cette espèce en Haine et Loire^ ni ne l'ai vue recneillie par d*autres. M. Millet qui a beaucoup parcouru FAnjou , m'a exprimé le même doute.

Oxycoccas palnstris Fers. Vacdnium Oxicoccos Bast. 145. La Breille , Pouancé.

Pyrola rotundifolia Bast. 155. Forêt d*Ombrée.

Primula farinosa Merl. 112. Fontevrault. Desvaux» Obs. 104^ dit que cette plante a été trouvée par Herletla-Boulaye, près la forêt de Fontevrault. c II a noté dans > son herbier Tépoque et le lieu où il Ta trouvée. » Aujourd'hui que Ton sait qu'une telle découverte est impossible , on peut apprécier la valeur de cet herbier si vanté et le peu de fond que l'on peut faire sur les renseignements qu'il pouvait fournir.

Gentiana Craciata Bast. 100. Soucelles , Cbalocbé , Cbaumont.

G. nivalis Bast. 101. Harcé, Baracé.

G. campestris L. Merl. 112. Fontevrault.

Asperugo procumbens Bast. 77. Andard , Corné , Harcé. — Desv. 180. — Guep. 165. Corné , Hase?

Verbascum crassifolium Bast. 88. Beaucouzé, Milon.

Scrophularia vernalis Bast. 232. Angers y Chaloché. — Le bénédictin Dom Braux l'avait semée d&ns l'enclos du prieuré de Lesvières, où on en trouve encore quelques individus.

S. Scorodonia Merl. 101. Saint-Lambert-des-Levées.

Digitalis lutea Bast. 233. Cbaumont, Longue. Desvaux 169. Guep. 128.

Teronica spuria Bast. 9. Bouzillé , Montigné.

Hentha gentilis Bast. 216. Angers^ Marcé.

Salvia Horminum Merl. 100. La levée à Saint-Lambert. — On la trouve rarement échappée des jardins.

Branella hyssopifoUa basl. 225. Tigné , Concourson.

Téuorium flavnm Guep. Sup. 1842, p. 17. La Possoniiière. D'après les renseignements fournis par M. Guitel, cette espèce a été plantée au lieu indiqué.

Blitum virgatum Bast. 3. Saurour, Chalonnes.

B. capitatum Merl. 8. Cour Saint-Serge. Bast. S. Savennières, Chalonnes, Cholet.

Ni Tune ni Fautre de ces espèces ne croit spontanément en Maine et Loire.

Ruinez palustris Bast. 138. Angers.

R. scutatus Bast. 139. Coteaux de la Loire , Rochefort, Saumur.

Asarum europœum Bast. 170. Soucelles, Chaloché.

Euphorbia palustris Herl. 50. Pied de la Roche-aux- Moines; 100 Saint-Lambert-des-Levées. Bast. 170. Bords de la Loire *, Champtocé , Baugé, Saumur. — Guep. 401. Champtocé, Saumur, Neuville , Savennières.

Obs. Je n*ai point yu cette espèce recueillie en Maine et Loire, VE. palustris DesY. Herbier de M. et L. est E. platyphyUos L. — L^herbier Guépin offre un échantillon avec Tindication Chaloché près le déversoir, personne ne Vj a trouvée et M. Bardin qui Fa soigneusement cherchée dans cette localité, n'a vu dans ce marais que VE, amygdaloidu,

Hyrica Gale Bast. 356. Forêt de Yezins.

Ahiua incana Bast. 342. La forêt d'Ombrée.

Salix pentandra Bast. 353. La Pommeraie, Pouancé.

Salix mollissima Guep. Ed. 1, 2, 3. — Pouancé, Saint-Sylvain près Écharbot. — Ces localités sont celles indiquées par Desvaux pour son Sal. mollissimaj espèce tout-i-fait différente de celle de Guépin. Celui-ci m'a dit l'avoir recueilli à Écharbot dans le parc (où il aurait pu avoir été planté) , il pensait que ce n'était pas celui des Allemands. Peut être avait-il donné ce nom au S. undulata Ehr. assez répandu à Angers , où on ne l'avait pas

distingué avant qae je l'eusse signalé. Aujourd'hui les exemplaires de l'herbier Guépin me semblent être le vrai molliuima , que la flore de Grenier et Godron n'admet pas au nombre des plantes de France.

Potamogeton rafesoens Guep. Ed. 3 , p. 4. Étangs de Champtocé , Chaloché , Chevigné. La plante que H. Guépin avait sous ce nom dans son herbier, il y a dix ans, était le Pot. Zizii Koch. Aujourd'hui il n'y est plus. Le Pot. rufescens (étang de Champtocé) est une forme du Pot. fluitans ou natans , un autre rufescens de Monts (Deux-Sèvres) est P. planlagineui Duc.

P. compressua Guep. est décrit avec une tige ailée » mais la plante qui porte ce nom dans son herbier est à tige cylindrique et est P. Berchtoldi. D'ailleurs personne n'a trouvé à Angers le vrai P. compressm qui y serait G. d'après la flore.

Teratrum album Bast. 362. Saint-Pierre-en-Yaux. — Herlet-la-Boulaye avait publié dans les Annuaires de Maine-et-Loire -une liste de plantes où figurait V Ellébore blanc , et c'est d'après cette autorité que Bastard admit cette plante dans sa flore.

Haianthemnm bifolium Bast. 132. Chaloché , Pouancé. — Guep. 69. Les Gardes d'après Herlet p. 175. Cette indication n'est peut-être pas plus certaine que celle du Primula farinosa. Cette localité, type des lieux secs et découverts, est bien peu propre au Maianthemwn.

Phalangium ramosum Bast. 130. Chaloché, Chaumont , Baugé. Desvaux 97. Anthericum ramosum Guep. 73. Personne à ma connaissance, ne l'a recueilli en Maine et Loire, et l'herbier Guépin ne l'y constate pas.

Allium arvense Guss. ^41. parviflorum Desv. 96. Il paraît que Desvaux avait eu sa plante du département de la Vienne , rien ne prouve qu'elle soit en Maine et Loire.

A. flavum Bast. 126. Marcé, Chalonnes.

A. pallens Bast. 426. Chaumont , Ghaudefonds Guep. 76. Monlreuil , Puy-Notre-Dame ? Espèce admise peutêtre sur une forme décolorée de VAL paniculatum.

A. Holy Bast. 125. Nueil, Geste. A pu être trouvé sorti des jardins, mais nulle part spontané.

Orchis nigra Bast. 322. Chaumont. Admis sur. une indication erronée de M. Paulmier.

Ophrys monorchis Bast. 323. Marcé , Chalonnes. — Une note manuscrite de Bastard l'indique au Thoureil , mais n'y a-t-il pas erreur?

Scirpns sapinas Bast. 22. Angers , Saint-Léger-des- Bois. — Il ne nous est connu qu'à Tours.

Garez dioica Bast. 333. Chaloché.

G. elongata Bast. 335. Beaucouzé. — Peut-être par confusion avec une forme grêle (subsimplex Breb.) du C. paniculatay que j'ai recueillie à Chaloché.

G. limosa Bast. 339. Beaucouzé, Marcé.

G. nitida Desv. 74. N'a été trouvé qu'à Chinon.

Stipa capillata Bast. 30. Chaumont, Milon.

Bromus sqaarrosus Bast. 42. Angers, Baugé, Saumur.

B. inermis L. Guep. p. 55. Festuca inermis Bast. 35. Angers , Baugé y Saumur. Desv. 60. Espèce admise peutêtre sur une forme du Festuca pralensis.

Koeleria albescens De. Indiqué en Anjou par Duby.

Poa trinervata Bast. 38. Saumur, Chaloché.

P. Eragrostis Bast. 38. Baugé, Marcé, Chaumont.

Elymus europœas Bast. 47. Angers , Saumur.

Botrychium Lunaria Sw. Osmunda Lunaria Herl. 5i . La Possonnière , dans le jardin de M. de Romain.

Hymenophyllum Tumbridgense Sm. Trichomanes. — Merl. 131. c Trouvée en 1788 près une chute d'eau très » ombragée à Candé. » La correspondance de Du Petit- Thouars m'a appris que ce botaniste avait découvert cette

fougère à Mortain (Manche) et non à Candé où il n'existe du reste aucune chute d*eau.

Adiantum Capillus Teneris Guep. p. xcviii, admis par fausse détermination d'une fougère mal dé?eloppée.

Equisetum sylvaticnm Bast. 366. L'herbier Guépin indique les forêts de Baugé^ où il n'est pas à ma connaissance qu'on Tait trouvé.

Lycopodium complanatum Bast. 367.

D'autres plantes sont attribuées à l'Anjou , dans les Flores de France , de Decandolle , Duby , Mntel et de MM. Grenier et Godron. Ces botanistes étrangers à nos contrées n'étaient pas à même de vérifier la véracité des renseignements qui leur étaient fournis , mais on peut regarder comme inexacts ceux qui ne sont pas reproduits dans ce catalogue.

M. A. Decandolle a également été mal informé lorsqu'il a dit, dans sa Géographie botanique , tom. 1 , p. 640 et p. 723, que YElshoUzia eristata et YEschoUzia califomica sont répandus dans les champs autour d'Angers. Le premier ne se ressème même pas de lui-môme au jardin botanique où il est cultivé depuis longtemps ; l'autre existe à peine accidentellement autour des habitations dans les rejets des jardins.

Les plantes étrangères , même semées à dessein , ne se propagent point aussi facilement qu'on semble le croire : des rebuts de graines du jardin botanique ont été répandus il y a huit ou dix ans dans les décombres au Port- Ayrault, à Angers. Quelques années après j'ai observé dans ces décombres, Leonurus tataricus y Nkotiana longiflora^ Ranunculus muricatusy Hyoscyamus pallidus, Xanthium spinosum, un Solanum exotique^ Solanum villosum^ Amaranihus albus; quoique le lieu fût très propice à leur propagation, elles ont cependant successivement disparu, à l'exception des deux dernières dont on trouve en-

core quelques individus. Des exemplaires de ces plantes recueillis dans les herbiers de quelques amateurs, ou envoyés à leurs ahiis , les feront peut-être indiquer comme naturelles à TAnjou, alors qu'elles n*y existeront plus depois longtemps.

C'est peut-être ici le lieu de faire connaître les plantes qui ont pu se naturaliser dans le jardin botanique d'An* gers , c'est-à-dire qui s'y propagent en dépit des efforts tentés pour les détruire. Les soins apportés à la tenue de cet établissement ont depuis plusieurs années singulièrement restreint le nombre de ces plantes. Le Mollugo ver- HciUaia a disparu, YEuphorbia chamcBsyce se montre rarement aux bords de quelques allées, le Veronicaperegrina, le Senebiera pinnatifida se propagent sur les terreaux , et Yrmpatiens parvifiora infeste les parties fraîches et ombragées du jardin.

Le catalogue des végétaux cryptogames de Maine et Loire sur lesquels aucun travail sérieux n'a été publié jusqu'ici , pourra être rédigé ultérieurement. Si quelque jour il est entrepris par un botaniste capable de le bien exécuter, les collections de M. Guépin, surtout celles qu'il avait achetées , offriront de précieux moyens de compa* raison : mais son herbier ne fournit malheureusement point les éléments de la flore cryptogamiqne du pays, les espèces de provenances diverses y étant réunies, sans que rien puisse faire distinguer celles qui sont propres à notre sol. Certaines familles, les Lichens» par exemple, ne portent qu'un numéro correspondant aux numéros d'une liste de noms des espèces, sans indication de leur origine. Si quelque compilateur ignorant venait à publier ces listes comme représentant la cryptogamie de l'Anjou, à quelles déplorables confusions cette publication ne pourrait-elle pas donner lieu ?

J'espère, Dieu aidant et grâces aux communications

bienveillantes des amateurs , continoer à tenir note des découvertes qui pourront être faites dans la suite , afin de préparer un supplément à ce catalogue. Dans ce tableau de la Flore de Maine et Loire les nouvelles conquêtes ajoutées offrent une compensation aux suppressions qui ont dû être opérées , elles feront moins regretter la père de ces richesses de mauvais aloi.

Quant à ceux qui me reprocheraient encore d'avoir admis trop facilement certaines espèces contestées , je les renvoie aux considérations que j'ai exposées dans la préface de la 3« édition de la Flore du Centre : mes convictions à cet égard se sont d'autant moins modifiées que l'expé** rience les confirme chaque jour.

Linné inspiré par une de ces révélations qui n'appartiennent qu'au génie, écrivait, en 1737(1), que pour avancer la connaissance des espèces , au point où était alors celle des genres, il fallait le travail d'un siècle. Il a fallu en effet que ce siècle* fût écoulé , pour que des observateurs sérieux entreprissent cette utile réforme contre laquelle seront iropuissanies les négations de quelque part qu'elles émanent, c Qu'importe d'ailleurs aux Sciences

> naturelles quelques éloges ou quelques critiques de

> plus? Le naturaliste dévoué... se trouve souvent irrité ,

> provoqué même par les obstacles , et peu flatté par les

> éloges. Ses succès, la vérité seule, le soutiennent : il

> poursuit sa carrière , et ne doit redouter ni le blâme ,

> ni le ridicule des écrits parasites (2). >

A. BOREiU.

(1) Préface de THortus Cliffortianus.

(2) Villars , voyage botanique p. 6i.

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