‹ Une actrice en voyage, piéce en un acte (volume 4)Chapitre 27 sur 120 · RAPPORT PAR M. BOUCHÉ · texte numérisé non relu

RAPPORT PAR M. BOUCHÉ

Nous venons présenter aiijourd*hni, devant la Société, le cadran solaire de M. H}\ iiisUtuleur primaire k Bossé, Les pcrfccUonnemiMits que 1 on peut înlrodnire dans la conslruclion des cadrans scnibleiit avoir alliré spécialetncDl ratlenlion de ce Iravailleur consciencieux. Celle qiiesiioD n'a peul être pins de nos jours l'imporlauce queUe avait autrefois* L'éli'ciricilé doil , en effet, dans un lemps plus ou moius reeidé, transporter Ttieure précise dans loules les parties des principales villes de France, el nous faisons des vœut pour que noire ville d* Angers soit une des premières à jouir de ce précieux avantage.

N'oublions pas cependant que la gnomonîque a rendu de grands services et fait faire des progrès considérables à rastronomie.

Toutes les branches de la science se prêtent d*aineurs un mnluel appui, et si nous voulons que l'édiflce soit solide sur sa base , nous n'en devons négliger aucune, et n'en devons laisser aucune tomber dans Toubli,

Arrivons au travail de M. Hy.

Concevons un cadran solaire marquant le temps vrai : nous pourrons marquer sur sa surface, pendant rinler-' valle d\ine année, les points où tombe rextrémilé de Fonibre de raiguille pour chaque heure moyenne de la journée; nous joindrotis ensuite tous les points correspondants à une même heure moyeime par un trait con-

tinu, puis nous siq[)prjmerans les lignes droites donnaat les heures vraies, et nous aurons un cadran solaire dondant les heures en temps moyen.

Un cadran ainsi construit présenterait un aspect assez compliqué. H. Hy a eu Theureuse idée de le décomposer, en apparence , en quatre cadrans , et en réalité eu deux , et il en résulte un cadran où Ton peut lire le temps moyen aussi facilement que le temps vrai sur les anciens cadrans solaires.

Sur le cadran que nous avons examiné, les lignes d*ombre sont marquées de demi-heure en demi-heure.

Nous avons reçu, il y a quelques jours, une lettre dans laquelle l'auteur nous annonce qu'il vient de construire un cadran du même genre sur lequel il a tracé les lignes d'ombre de cinq minutes en cinq minutes. 11 en résulte qu'à l'aide d'une simple appréciation à vue , et pourvu que le soleil projette l'ombre de la tige sur le cadran , on peut, à un instant quelconque de la journée, lire l'heure en temps moyen à une minute près. On peut n^éme obtenir l'heure moyenue avec plus d'approximation encore, si on attend l'instant où Tombre de la tige tombe sur une des lignes d'ombre. Un cadran de ce genre peut donc rendre service dans tous les lieux où il peut être utile de connaître le temps moyen à une minute près.

Nous nous arrêterons ici dans nos appréciations ; un examen plus approfondi nous entraînerait dans de trop longs développements ; cela ne veut pas dire pour cela que le travail de M. Hy soit sufQsamment examiné : nous sommes bien loin de le penser, mais nous désirons laisser la Société prendre à ce sujet Tlnitiative qui lui conviendra.

Angers, 30 juin 1860.

A. Bouché.

(Lu à la séance de la Société , juillet 1860).

Page 1