‹ Une actrice en voyage, piéce en un acte (volume 4)Chapitre 97 sur 120 · R. RURALis. Nob., R. Gallica, auct,, pr. part · texte numérisé non relu

R. RURALis. Nob., R. Gallica, auct,, pr. part

Sous-arbrisseau à rameaux un peu flexueux, grêles, inermes, hérissés au sommet d'aiguillons fins, sétacés et de glandes stipitées, très peu abondants ; pétioles velus,

glanduleux, canaliculés en dessus, un peu aiguillonnés en dessous; 3-5 folioles ovales-aiguës, terminées en pointe, les inférieures ovales-arrondies , toutes pétiolées, la terminale arrondie à la base et terminée en pointe souvent recourbée, ou un peu en cœur et obtuse au sommet, fermes, coriaces, vertes en dessus, d'un verl blanchâtre, glaucescenl en dessous, glabres, à côte seulement velue glanduleuse, nerveuses, à dents ouvertes, surchargées de dents accessoires et de glandes fines; stipules étroites, glabres, bordées de glandes à oreillettes acuminées, droites ; pédoncules ordinairement solitaires glanduleux ; tube du calice globuleux atténué à la base^ bispid?), glanduleux; sépales lancéolés, acuminés, à appendices élroils, linéaires, plus courts que la corolle, réfléchis, glanduleux, non persistants ; styles laineux, disque court ; péfales grands, obcordés , d'un rose vif, à onglet jaunâtre, fruil arrondi, hispide. Il diffère du R. pumila par ses folioles ovales aiguës, glabres et d*un vert blancbàtro en dessous à côte seulement velue, ses stipules à oreillelles droites, le tube du calice globuleux, les pélales roses jaunâtres à l'onglet et son fruit non pyriforme, mais arrondi. Il diffère du R. Gallica par ses aiguillons beaucoup moins nombreux sur les rameaux, ses folioles ovales-aiguës, glabres en dessous, seulement velues sur la côte, ses stipules glabres, le tube du calice globuleux et ses fleurs qui ne sont pas d'un rouge très foncé. 11 diffère aussi du R. Provindalis par ses folioles qui ne sont pas orbiculaires, glabres en dessous et non pubescentes, ses stipules glabres à oreiU lettes droites, son tube du calice globuleux, atténué à la base et non étranglé au sommet, les pétales roses à onglet jaunAtre et non rouge foncé avec des nuances veloutées. — Juin, juillet. — Cher, pacage de la Servanterie, au bords du Cher, près Hehun ! Houlon, commune de Bourges (Blondeau, 1830!).

Section III. - CINNAMOME^.

Rameaux d'un brun cannelle, aiguillons des tiges droits, inégaux^ subulés et sélacés non glanduleux, ceux des rameaux placés au bas des feuilles; sépales entiers longuement acuminés, persistants; pédoncules munis de 1res larges bractées» fleurs roses.

24. R. ciwwAMOMEA L. sp. 703; Leers fl. herb.,p. 118; Krocker fl. Siles. 2, p. 141 ; De. fl. fr. 4, p. 439; Gmel. fl. Bad.-Als. 2, p. 411 ; Pers. syn. 2, p. 47; Rau enum. ros., p. 52; Trait. Monog. ros. 2, p. 171; Pronv. Monog. ros., p. 43; Lois. fl. Gall. 1, p. 358; Rcbb. fl. excurs. 2, p. 614, n» 3962; Mutel fl. fr. 1, p. 347; Bor. fl. cent. éd. 1, n» 410, éd. 2, n« 666, éd. 3, n^ 831 ; Koch syn. 248; Gonnel fl. élém. de Fr., p. 477; Gr- et Godr. fl. de Fr. 1, p. 556; jR. mafalis Herm. diss. ros., p. 8; Reiz. obs. bot. fasc. 3, p, 33; R collimola Ehrhart beitr. 2, p. 70; R. cinnamomea Var. coUincola Seringe in De. prod. 2, p. 605 ; jR. simplex Seop. fl. earn. 1, p. 353.

SchuUzexs. n«648!

Arbrisseau de 1 à 2 mètres, à rameaux d'un brun cannelle; aiguillons des tiges nombreux, droits, inégaux, caducs, ceux des rameaux plus robustes arqués, placés à la base des feuilles; pétioles pubescenls glanduleui, presque iuermes; 5-7 folioles ovales-oblongues, pubescenles sur les deux faces, grisâtres en dessous, dentées en scie à dents ciliées, toutes pétioiées , la terminale rétrécie ou un peu arrondie à la base, stipules des rameaux stériles enroulées sur leurs bords, linéaires, celles des rameaux floraux dilatées, larges, glabres, glanduleuses sur les bords à oreillettes divergentes; pédoncules courts, glabres, en corymbe et enveloppés par de larges bractées glabn^s, à bords glanduleux; tube du calice globuleux, glabre.

d*une couleur pruineuse; sépales du calice entiers bispides glanduleux, lomenteux sur les bords, longuement acuminés en pointe lancéolée et ciliée, égalant la corolle, persistants; styles hérissés plus courts que les étamines; fleurs roses (1). — Mai, juin. — Indiquée dans la Lorraine, le Jura, la Creuse, par M. Grenier. 11. Je Fr. ; — Puy-deDôme, entre Sainte-Marguerite et le pont de Longue (Lecoq et Lam., cat. d'Auverg.).

Section IV. — EGLANTERl^.

Feuilles un peu pubescentes et glanduleuses en dessous, fleurs grandes, d*un beau jaune ou d*un jaune rouge en dedans.

25. R. LUTBA Miller dict., n*» 11; Lam. fl. fr. 3, p. i32; Gmel. fl. Bad.-Als. 2, p. 403; Pers. syn. 2, p. 47; Rau enum. ros. p. 157; Pronv. Monog. ros. p. 87; Rchb. fl. excurs. 2, p. 612 n» 3947; Bor. fl. cent. éd. 2, n» 667, éd. 3, no 832 ; Koch syn. 246 ; R, eglanteriaL, sp. 703 (pr. part.); Rolh, fl. Germ. 2, p. 553; Krocker, fl. Siles. 2, p. 139; De. fl. fr. 4, p. 437; Giliberl, fl. d'Europ. 1, p. 583; Tratt. Monog. ros. 2, p. 51; Lois. fl. Gall. 1, p. 360; Mutel fl. fr.. 1, p. 345 ; Gonnet fl. élem. de Fr. p. 476 ; il. fœtida Herm. diss. ros. p. 18; Ail. fl. Pedern., n« 1792; R. eglanleria A. lulea Ser. in De. prod. 2, p. 607.

Arbrisseau à rameaux retombants, à aiguillons des tiges droits, inégaux, subulés et sétacés; pétioles pubescents glanduleux, inermes; 5-7 folioles peliles arrondies ou elliptiques, doublement dentées, glabres en dessus, un peu pubescentes en dessous, principalement sur la côte qui porte aussi des glandes» toutes pétiolées, la terminale

(1) J*ai décrit cette espèce sur des échantillons récoltés en Suisse (Loéches, Bon de Morognes]. Je ne possède cette plante de la France que cultivée ou trouvée aux bords des jardins.

en coin à la base et arrondie au sommet; stipules étroites acuminées à bords glanduleux et à oreillettes divergentes ; pédoncules solitaires ou groupés par trois, glabres ou pubescents ou parsemés de petites glandes; tube du calice sphérique glabre; sépales pinnatifldes appendiculés, hérissés de petits aiguillons blancs caducs après la fleuraison, à bords tomenteux ; styles libres, laineux, plus courts que les étamines et s'élevant du centre d*un disque tronqué très court ; fleurs grandes, d'un beau jaune vif à odeur fétide; fruit globuleux.— Mai, juin. Haies. — /ndrc, Châteauroux (Boreau); — Puy-de-Dôme, Aigueperse (André); et naturalisée çà et là dans quelques haies. Il offre une variété à fleur d*un jaune rouge en dedans; R. punicea Miller.

Section V. — PIMPINELLIFOLLE.

Feuilles petites, glabres, coriaces, orbiculaires, arrondies ou ovales obtuses à peu près semblables à celles des poterium, tube du calice glabre ou hispide, styles libres, sépales persistants.

Linné décrit ainsi son rosa pimpinellifolia : ti Germinibus gîobosis peduncMsque glabris , caule aculeis sparsis, redis, petiolis scabris, foliolis obtusis, » L., sp. 703.

Description bien vague pour reconnaître une espèce? Linné n'attribue que des pédoncules glabres et des feuilles obtuses à son R. pimpinellifolia et ne mentionne nullement la couleur des fleurs ni la forme des styles : seulement la plupart des auteurs donnent à celte espèce des corolles roses. Woods dit que le R. pimpinellifolia de Therbier de Linné est le R, rubella Smith (1). Relz, obs. fasc.

(1) Ce qui ne peut convenir à la description du species. Smith, comp. fl. Brit. (1816)^ p. 78, donne à sa plante des pédoncules hispides, des feuilles elliptiques et des pétales rouges.

4, p. 27, dit du R, pimpindlifolia' : flos magnitudine ro$œ caninœ albuSy rubore levi hinc inde super fusm; puis des feuilles : foliorum serralœ, serraturis glandulosis. Krocker, fl. silesiaca 2, p. 142 : petala ex rubro aWida, cum luleo ungucs sat lata. Tbuillier, fl. Paris. 251 : flore pallidorosei. Trallinick, monog. ros. 2. p. 129 : flores minores, plerumque rubescentes, Gmelin, fl. Bad.-Als. 2, p. 415 : petalis obcordalis amœne purpurascentibus , aui incamatis. De Candolle, fl. fr. 4, p. 438 : fleurs blqnches à onglet jaunâtre. Baslard^ fl. de Maine-et-Loire, p. 187 : fleurs blanches, Wallrolh, hist. ros., p. 111 : pelalis corollœ parvœ roseis, Méral, fl. Par. (1812), p. 189 : fleurs blanches un peu jaunes à la base. Léman, bull. philom. (1818), ne dit que : pedunculis glabris. Hutel, fl. fr. 1, p. 345, dit : fleurs blanches, pédoncules glabres, Guépin, fl. Maine-et-Loire, éd. 2, p. 336 : fleurs blanches, pédoncules glabres. Seringo, in De. prod. 2, p. 608, ne fait dans sa phrase diagnostique aucune mention de la couleur des pétales, ni si les pédoncules sont glabres ou hispides. Seulement il y a une nombreuse création de variétés qui ne font que rendre l'espèce très embrouillée; car sa variété A, type de son espèce, est par les synonymes le R. spinosissima I., plante différente du /?. pimpinellifolia L.; dans aucune des variétés Seringe ne fait mention de la forme des styles.

Il y a donc une confusion très grande que Rau, en 1816, signalait dans son enumeralio, et les auteurs depuis lui n'ont fait que rendre la question plus obscure. Traltinick, dans sa monographie, cite la figure de Jacquin, frag. bot. tab. 107, f. 1 (1): mais le R. pimpinellifolia de Trattinick est une espèce bien différente de celle de Linné. Voici ce qu'il dit : Fructibus magnitudine sorbi domesticœ minoris

(i) Je ne puis consulter cet ouvrage ne Payant pas k ma disposition.

atropurpurei, nilidi pyri formes, collo brevi, calyce persistente coronati (1).

Les auteurs ne sont donc nullement d'accord pour distinguer le R, pimpinellifolia L. car ils disent : pédoncules glabres ou bispides, fleurs roses ou blanches ou blanches jaunâtres à Tonglet. Linné n'attribue à son espèce que des pédoncules glabres, des pétioles scabres, des feuilles obtuses; ce qui ne peut convenir aux descriptions des auteurs qui sont toutes plus ou moins en contradiction les unes avec les autres.

La m^eure partie des auteurs sépare les R. pimpinellifolia et jR. spinosissima, les considérant comme deux espèces distinctes ; mais depuis que De. dans sa flore française a fait un R. pimpinellifolia en créant les deux variétés de pédoncules hispides et de pédoncules glabres, les botanistes adoptent ce changement sans trop s'en rendre raison? Car tous les rosiers qui possèdent des feuilles à peu près semblables à celles des poleriums sont pour ces botanistes des R* pimpinellifolia, sans tenir compte de la fornpic et des dentelures des folioles, ou si les pétioles sont glabres, inermes ou glanduleux hispides, et si les styles sont laineux, glabres ou seulement hérissés.

Seringe, dans le Prodromus , a suivi cette marche en donnant à son R. pimpinellifolia 16 variétés, qui sont peutêtre autant d'espèces distinctes et qui ne font qu'en rendre Tétude plus difficile; ce qui arrivera chaque fois que les descriptions au lieu de s'appliquer à une seule forme bien déterminée, embrasseront plusieurs formes ou des groupes que l'on veut généraliser. Il en résulte alors que des caractères trop généraux sont substitués en partie aux véritables caractères spécifiques. L'école Linnéenne a cru se débarrasser des difficultés de ce genre en le déclarant va-

(1) Trattinick, monog. ros. 2, p. 129.

riable; mais ce n*est là, après tout, qu^un mot vide de sens et le simple écho des préjugés du vulgaire, qui peut très bien satisfaire quelques esprits pressés d'en finir avec l'étude des faits , se souciant peu de la méthode!

Ce qui rend le choix difficile pour l'espèce de Linné, c'est que dans son Species il ne cite aucun synonyme. Si Ton veut conserver un R. pimpinellifolia L. il faudrait alors réserver ce nom à la plante qui a des fleurs roses, mais il ne faudrait pas la confondre avec les R. rubella Sm. et R. affinis Sternb. (non Rau), qui toutes deux ont les pédoncules hispides et les fleurs roses.

26. R. spmosissiHA L., sp. 705; Herm., diss. ros. p. 6 (pro part.) ; Scop., fl. carn. 1, p. 353 ; Crantz, stirp. austr. p. 84; Leers, fl. hcrb., p. 118; AIL, fl. Pedem., n* 1794 Jacq., en. Vind., p. 89; Roth, fl. Germ. 1, p. 2i7 et 2, p 555; Krocker, fl. Siles. 2, p. 143? Smith, Brit. 2, p. 537 Spreng., fl. Bal., p. 145; Gilib., fl. d'Europ. 1, p. 583 Gmel., fl. Bad.-Als. 2, p. 414; Pers., syn. 2, p. 48; Mérat Par. (1812), p. 189; Rau, enum. ros., p. 58; Léman, bull phil. (1818) extr., p. 9; R. pimpinellifolia De, fl. fr. 4, p 438; Mérat, L. G. ; BasI., fl. Maine-et-Loire, p. 187; Rchb. fl. excurs. 2, p. 612, n^ 3948; Mutel. fl. flr. 1, p. 345 Bor., fl. cent., éd i. n» 409, éd. 2, n* 668, éd. 3, n^ 833 Guépin, fl. Maine-et-Loire, éd. 2, p. 336; Godet, fl. Jura, p. 205. -- R. campestris spinosissima, flore albo, odorcUo G. B., pin. 483. — R. dunensis species nova Dodon, peropt. 187, ic.

Billot, exs., no 1182 ! et 6is/ et terf Schultz,exs., n* 1444 !

Arbrisseau à rameaux gris ou rougeâtres, chargés d'aiguillons inégaux, horizontaux, subulés et sétacés, blancs ou quelques-uns rougeâtres sur les jeunes rameaux; pétioles glabresy inermes ou parsemés de petits aiguillons sétacés; 5-9 folioles, petites, arrondies ou ovales obtuses, les latérales courtement pétiolées ou presque sessiles ,

fermes, vertes et entièrement glabres, simplement dentées à dents ouvertes; stipules étroites, glabres à oreillettes divergentes ; pédoncules axillaires, solitaires, glabres ou hispides; tube du calice globuleux, glabre ; sépales entiers lancéolés acuminés, glabres, plus courts que la corolle; styles velus, s'élevanl au-dessus d*un disque plein ; fleurs blancbcs à onglet jaunâtre, fruit globuleux rouge, noir à la maturité, couronné par les sépales persistants. — Mai, juin. Bois, haies, coteaux calcairesi — Vosges, Le Hohneck (Jacquel); — Allier, Montord (Rodde); — Char ente- Inférieure, Angouléme (Guillon); — Cher, forêt de Fontmoreau (Blondeau, 1829), Saint-Florent! les Bordes. Bois du Curin, près la Chapelle-Saint-Ursin ! Bourges! La Grange-Sain l-Jean, prèsLevel! — Vendée, forêt de Saint- Gemme, près de Luçon (Letourneux).

27. R. RiPÂRTH Nob.; R. spinosissima Tratt., monog. ros. 2, p. 118 (non Lin.); Rchb., fl. excurs. 2, p, 612, n© 3949;Mutel, fl.fr. i,p.345.

Wirtgen, exs., n» 73! n* 127, pro part. (1).

Arbrisseau à rameaux rougeâtres, chargés d^aiguillons nombreux, inégaux, horizontaux, subulés et sétacés, grisâtres sur les vieilles tiges et rougeâtres sur les jeunes rameaux ; pétioles plus ou moins chargés de petites glandes fines slipitées et de petits aiguillons sétacés; 5-9 folioles petites ovales- arrondies, les latérales presque sessiles, la terminale longuement pétiolée, glabres, vertes en dessus, pâles en dessous , à côte parsemée de petites glandes stipitées, doublement dentées à dents accessoires glanduleuses: stipules étroites glanduleuses à oreillettes divergentes; pédoncules solitaires, axillaires, glabres ou hispides; tiibe

(i) Il y a dans la distribution' de ce dernier n» un échantillon â pétioles glabres, à feuilles simplement dentées {R. spinoiissima L.), et les autres sont R. Ripartii Nob.

du calice globuleux, glabre ou hérissé à sa base de soies glanduleuses, roides et renversées ; sépales du calice entiers, laucéolés, acumiaés, glabres; styles courts, velus; fleurs blanches k onglet jaunâtre; fruit arrondi, coriace, rouge devenant noir à la maturité, couronné par les sépales persistants.

Il diffère du ii. spinosissimâ par ses pétioles chargés de petites glandes fines stipilées, ses folioles doublement dentées à dents accessoires glanduleuses et la côte parsemée de petites glandes, ses stipules glanduleuses, le tube du calice quelquefois hérissé à la base de soies non glanduleuses et renversées. — Mai, juin. Haies, bois, coteaux calcaires. - CAer, bois Thomas, à Saint-Florent! Le Subdray! Morthomier! La Chapelle-St-Ursin! Trouy ! Bourges!

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