‹ Une ambassade persane sous Louis XIV, d'après des documents inéditsChapitre 110 sur 133 · ÉPILOGUE · texte numérisé non relu

ÉPILOGUE

« ver d'accabler l'infortuné roi de Suède l, puisse que, suivant les lettres venues de Hambourg et « d'autres villes du nord de l'Allemagne, le célè- « bre et incomparable Riza Beg, ambassadeur « persan, a, dit-on, promis aux ministres danois « que le roi son maître voulait entrer dans la « confédération contre le roi de Suède et qu'en « faveur de la ligue il déclarerait la guerre aux « Turcs. La suite nous apprendra si les puissan- « ces confédérées ont fait quelque attention à la « proposition de cet ambassadeur qui, bien cer- « tainement, ne fut point chargé d'une pareille « négociation lorsqu'il partit d'Erivan, et que ce « n'est que par un bizarre accident qu'il a touché « au Danemark. »

Au départ de Berlin, la suite de Mehemet Riza Beg se trouva considérablement réduite, car un grand nombre de domestiques et même d'officiers s'étaient enfuis. Mais par raison d'économie, l'ex-ambassadeur ne les fit pas rechercher, et son ordinaire avarice autant que ses incorrigibles emportements lui valurent le désagrément d'être abandonné par ses voituriers à Stargard, en Brandebourg. Il fallut que le conseil de régence prussien le tirât d'embarras, en ordonnant au Magistrat 2 de Berlin de lui fournir des chevaux 3.

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