‹ Une ambassade persane sous Louis XIV, d'après des documents inéditsChapitre 123 sur 133 · A. E. Perse, t. 4, f · texte numérisé non relu

A. E. Perse, t. 4, f

conseils, ministre et secrétaire d'État, commandeur, chancelier et garde des sceaux de nos ordres, de notre amé et féal, le sieur Jérosme Phelypeaux, chevalier, comte de Pontchartrain et de Palluau, marquis de Ghefbretonne et de Châteauneuf-sur-Cher, baron des îles de Boing et de Rhé, conseiller en tous nos conseils, secrétaire d'Etat et de nos commandements, commandeur de nos ordres, et de notre amé et féal le sieur Nicolas Desmarets, chevalier, marquis de Maillebois et de Bourbonne, conseiller en tous nos conseils, ministre d'État, contrôleur général de nos finances, commandeur de nos ordres. Pour ces causes et autres bonnes considérations à ce nous mouvant, nous avons commis, ordonné et député, et par ces présentes signées de notre main, commettons, ordonnons et députons lesdits marquis de Torcy, comte de Pontchartrain et Desmarets, et leur avons donné et donnons plein pouvoir, commission et mandement spécial de conférer, négocier et traiter avec Mehemet Riza Beg, ambassadeur de l'empereur de Perse auprès de nous, revêtu de pouvoirs en bonne forme, arrêter conclure et signer tels traités de commerce articles et conventions qu'ils aviseront être bons pour l'utilité réciproque de nos sujets et de ceux de l'empereur de Perse. Promettant en foi et parole d'empereur et de roi d'avoir agréable et tenir ferme et stable à toujours accomplir et exécuter ponctuellement tout ce que lesdits sieurs marquis de Torcy, comte de Pontchartrain et Desmarets auront promis et signé en vertu du présent pouvoir, sans jamais y contrevenir, ni permettre qu'il y soit contrevenu pour quelque cause ou sous quelque prétexte que ce puisse être, comme aussi d'en faire expédier nos lettres de ratification en bonne forme dans le temps dont il sera

convenu par le traité à faire. Car tel est notre plaisir. En témoin de quoi nous avons fait mettre notre scel à ces présentes. Donné en notre château impérial de Versailles le 12e jour d'août Tan de grâce 1715 et de

notre règne le 73e

Signé : Louis.

Traité d'amitié et de commerce signé à Versailles, le 13 août 1715, entre la France et la Perse l.

Gomme le traité conclu en 1708 entre très haut, très puissant et très excellent prince Louis XIV, Empereur, Roi Très Chrétien de France et de Navarre, etc., etc., n'a été suivi d'aucun effet, l'Empereur de Perse a envoyé vers Sa Majesté Impériale et Très Chrétienne, le noble et magnifique seigneur Mehemet Riza Beg, son ambassadeur extraordinaire, pour l'instruire des difficultés qui en avaient jusqu'à présent empêché l'exécution et pour les aplanir; l'une des principales, causée par la guerre, a été levée par la paix glorieuse rétablie par les derniers traités, qu'il restait seulement à expliquer quelques articles dudit traité de l'année 1708, et à y ajouter d'autres indispensablement nécessaires pour parvenir à la vue qu'on s'est proposée pour l'utilité réciproque des sujets de l'un et de l'autre empire ; Sa Majesté voulant y contribuer de sa part, aurait commis les sieurs Jean Baptiste Colbert, chevalier, marquis de Torcy, Croissy, Sablé, Bois-Dauphin et autres lieux, conseiller du roi en tous ses conseils,

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