SCENE XIII. Î
vous savez que je mène rondement les affaires... Mon cher ami, j'ai songé à vous...
BOURDET, montrant le coffre.
Pour votre invention ?... Désolé, mais je n'ai pas d'argent.
DUPUIS
Je ne vous en demande pas... je ne me mêle pas de spéculations pour mon compte... je reste ce que je suis^ agent d'affaires, receveur de rentes, honoré de la confiance de mes concitoyens, et la justitîanf, j'ose le dire, par la brobilé et la droiture de mon caractère. Je veux seulement vous donner une preuve de l'estime que j'ai pour vous... {Avec mystère.) Ce coffre renferme deux cent mille francs.
BOURDET , très- haut.
Deux cent mille francs 1
DOPUIS.
Plus bas donc ! plus bas ! il ne faut pas qu'on saehe que vous avez chez vous unesomme aussi considérable..».
BOURDEX.
Chez moi, mais....
DUPUIS
Ne m'interrompez pas... (Tirant sa montre.) Il est huit heures vingt... voici le fait... il y a quelques jours j'ai reçu ces deux cent mille francs pour un de mes eliens, et je devais encore toucher pour le même client, cent cinquante mille francs, demain lundi... Qu'est-ce que j'apprends hier au soir ?... que le dépositaire des fonds a levé le pied dans la journée... C'est une infamie !... c'est une horreur !... un homme qui avait la