SCENE XIII
papier... voyez... vous reconnaissez avoir reçu de moi un coffre fermé à clef... cela suffît entre nous... {Alkint à la table de droite.) Voici une plume...
BOURDET
Mais je ne veux pas î
DEPUIS
Vous ne voulez pas signer ce reçu ?
BOURDET
C'est de votre argent que je parle !
DUPUIS
Oui? Il faudra pourtant bien que vous le gardiez^ mon cher ; il est ici, il y restera... je m'en vais... ah !
BOURDET
Chargez-en un autre.
DUPUIS
Qui donc? un homme plus honnête, plus sûr que VOUS?... parbleu î si j'en connaissais un , je ne- serais pas venu vous trouver !
BOURDET
Donnez-le à votre client.
DUPUIS
11 n*est pas à Paris.
BOURDET
Mettez-le à la banque...
DUPUIS
Fermée... c'est aujourd'hui dimanche.
BOURDET
Chez un notaire.
DUPUIS
C'est un notaire qui emporte les cent cinquante mille francs !
BOURDET
Je ne peux pas accepter cette responsabilité... pour faire le sacritice de mon repos...
28 UNE BOiNNE RÉPUTATION.
DUPUIS
Et moi , est-ce que je n'en fais pas , des sacritices ? Je pars, je ferme mon cabinet, je quitte mes affaires , je perds ma clientèle...
BOURDET
Certainement, c'est très-bien à vous... mais...
DUPUIS
Qu'est-ce que je vous demande ? de garder un dépôt pendant quelques jours.
BOURDET
Vous disiez que votre absence pouvait se prolonger...
DUPUIS
Si je ne trouve pas mon fripon à Calais; mais, si i*arrive à temps !... Et puis , supposons même que je le manque... je vous écris, vous me faites passer cet argent en Angleterre... je suis demain malin à Calais, demain soir à Londres, vous recevez ma lettre et mon adresse après-demain, mercredi vous m'envoyez cet argeat... et... vous dormez tranquille.
BOURDET
Pourquoi, diable, èies-vous venu?..*
DUPUIS
Mais vous cédez...
BOURDET
Non.
DUPUIS
Si... je lis dans vos yeux que vous acceptez. Merci !
BOURDET
Au moins, si j'étais sûr que dans quelques jours...
DUPUIS
C'est GonTenu... je tiens à avoir cet argent plus que