SCÈNE III
BELOTTE, M.\RTKâIÎ.
Le jour vient totit-à-fait.
MARTEAU
V'ià un réveil matin que c'te femme-là. Elle frappe, elle sonne, comme chez un accoucheur.». Ellenes'gênc
pas.
BELOTTE
D'abord , qui est-ce qui se gêne avec M, Bourdet?
s UNE BONNE RÉPUTATION.
MARTEAU
C'est pas vous, mamselle Belolle... Qu*son dtiier n'est jamais prêt, quand il rdemande... C'est la bonne bêle du bon Dieu que c't homme-là. J'ai été chez bien des maîtres, j'ai pas connu meilleur. Depuis que j'suis à son service, v'Iàdeux ans, pas vrai?... Pardine, oui, pisque nous sommes en 1852, et que c'était l'année où il y a eu le mois de juillet... J'suis devenu son jardinier quand il a acheté c'te maison , à Passy. Je n'iui ai jamais vu faire que du bien... rendre des services... Pour obliger les autres, il se prive de manger, de boire et de dormir... Ah! on peut dire qu'c'est un brave homme!
BELOTTE
Oui, oui...
MARTEAU
On dit qu'il y a tous les ans des prix pour les hommes veilueux... On Trait bien d'iui en donner un.
BELOTTE
Oui, oui...
MARTEAU
Oui ?... oui ?... vous dites oui, comme si vous disiez non. Est-ce que vous n' voyez pas ça comme moi?
(Chacun voit à sa manière.
MARTEAU
Comment ! à vojl' idée, il n'est pas...
BELOTTE
H est tout ce que vous voudrez... il est poli , obligeant ; il a de l'esprit . de l'éducation ; il ne gronde