‹ Une campagne au TonkinChapitre 191 sur 299 · CAMPEMENT DES TIRAILLEURS ALGERIENS · texte numérisé non relu

CAMPEMENT DES TIRAILLEURS ALGERIENS

complètement boisée, entourée de tous côtés par d’inextricables fourrés dans lesquels il est impossible de se frayer un chemin sans la hache; d’énormes lianes s’y enchevêtrent avec les arbres, les broussailles et les hautes herbes. C’est dans ces fourrés épais que nos troupes s’étaient engagées pour tourner l’ennemi, retranché dans le fort qui couronne encore la colline. Nos soldats s’avançaient à tâtons, sous ces couverts où jamais le soleil ne pénètre; les premiers, une hache à la main, traçaient la route aux autres qui faisaient le coup de feu par-dessus leurs têtes, tirant au jugé dans la direction présumée de l’ennemi. Tout blessé qui ne pouvait suivre était irrévocablement perdu; impossible de le retrouver au milieu de ces futaies où le chemin frayé à grand’peine, en écartant les

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