‹ Une campagne laïqueChapitre 14 sur 27 · PRÉFACE XXI · texte numérisé non relu

PRÉFACE XXI

» Difficile est pouvoir en grand affaire » Entièrement à chascun satisfaire.

» Si prit la charge de conduire un navire pour donner quelqift couleur à son voyage et à 3on absence. »

M. Waldeck-Rousseau fit un voyage en mer pour de moins timides raisons. Il allégua quHl avait accompli son programme et que Tordre public était rétabli. L'ordre, sans doute, était rétabli dans la rue. Mais toutes les causes de trouble subsistaient dans les esprits et il restait à appliquer la loi sur les associations, tâche nécessaire et laborieuse.

Elle échut à M, Emile Combes, sénateur, l'ancien ministre de l'Instruction publique du cabinet Bourgeois. Président de la Commission chargée d'examiner cette loi des associations, il avait prononcé, à ce titre, le discours qu'on trouvera au commencement du présent volume.

La majorité savait donc ce qu'elle avait à attendre de lui.

M. Waldeck-Rousseau fut probablement de ceux qui désignèrent M. Combes au choix du Président de la République. Tout au moins il connaissait les intentions de M, Combes et les approuvait. Comment les eut-il ignorées? M. Combes avait parlé devant le Sénat. Et depuis lors, bien loin de cacher sa pensée, il avait saisi toutes les occasions de la faire connaître. Au printemps de 1902, M.Jules lluret ouvrit pour leF/r/aro une enquête sur les lois de la laïcisation. Il alla trouver tout d'abord M. Combes dans la paix du Luxembourg, et lui ayant fait plusieurs questions sur les avantages et les inconvénients du monopole d'Etat, il lui demanda:

— Au cas où, même du fait de l'abrogation de la loi

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