‹ Une cause célèbre; drame en six partiesChapitre 13 sur 102 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

LAZARE, puis MADELEINE.

Lazare regarde avec précaution dans la chambre, puis il entre et va droit à l’armoire.

LAZARE

Fermée!... Elle a pris la clé ! Enfoncer la porte, cela ferait du bruit... Maudite femme !... Tant pis pour elle ! (se penchant du côté de la porte.) La voilà qui revient. Attention.

Il se glisse derrière la porte du fond. Madeleine reparaît; elle s’arrête en dehors sans pouvoir détacher ses yeux du chemin que son mari vient de prendre. Elle se décide enfin et elle rentre dans la chambre. Aussitôt Lazare pousse la porte et se place devant.

MADELEINE, reculant effravée.

Ah!

LAZARE, menaçant.

Silence !...

MADELEINE

Qui êtes-vous?.,. Que voulez-vous?...

LAZARE

Qui je suis?... Que vous importe?... Ce que je veux? Les bijoux et l’argent qui sont là dans cette armoire.

MADELEINE

Dans cette armoire?... Il n'y a rien, rien !...

LAZARE

Allons donc!... J’étais là-bas sur le champ de bataille, caché dans l’ombre, j’écoutais ce que disait un mourant... à un homme, votre mari, sans doute... je l’ai suivi jusqu’ici et, à travers cette fenêtre, si je n’ai pu vous entendre, du moins j’ai tout vu.

MADELEINE

Ah ! c’est vous qui cherchiez à terrasser le voyageur blessé, à le tuer pour le voler ensuite!

LAZARE, montrant l’armoire.

Assez de paroles, ouvrez...

Non...

LAZARE

Ouvrez, vous dis-je.

MADELEINE

Jamais!

LAZARE, marchant sur elle.

Je vous y forcerai bien.

MADELEINE

J’appellerai... on viendra à mon secours !

LAZARE, sortant un couteau de sa poche.

Essayez...

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