SCÈNE VIII
AUNE, EMMERIC, CLÉRAMBEAU.
CLÉRAMBEAU.
Qu'est-re que c’est! qu'est-ce que c’est?..
Déjà ensemble!..
AUNE, étourdiment.
Ne faites pas attention, mon papa, nous nous dispu tiulis!. . à propos. .. (Courant a lui. et l'embrassant.) Bonjour, mon père... car c’est par vous que commence toujours ma journée...
CLÉRAMBEAU, souriant en regardant Emmeric.
Pas aujourd’hui à ce que je vois!.. On m’avait dit que Ballandard était ici et me demandait... (A Aline, qui cause bas avec son cousin. ) Qu'est-ccque tn fais là?., Ton parrain qui vient déjeuner avec nous.
ALINE
C’est vrai !..
CLÉRAMBEAU.
Et tu ne donnes pas des ordres... tu ne t'occupes de rien... pas même des affaires du ménage... Ton cousin ne voudra plus de toi... il rompra le mariage...
ALINE, h Emmeric.
Est-ce vrai, mon cousin?.. Je vais ordonner le déjeuner... qui sera superbe...
(Elle remonte le théâtre.)
CLÉRAMBEAU, passant près d’Emmerlc.
Et moi... je vais m'occuper de la dot... car il faut bien y songer...
ALINE, revenants gauche, près de son pète.
Bab !.. j’ai idée que mon cousin m’épouserait sans cela... N’est-ce pas, Emmeric?
CLÉRAMBEAU , se retournant vers elle.
Mais, allez donc, car cet enfant-là ne saitplus m'obéir... allez donc, rien ne sera prêt., et s’il le faut... dépéche-toi... (Montrant Emmeric.) pour revenir plus vite !
ALINE, gaiement
Et vous dites que je ne vous obéis pas... J’y vais, mon père, et je reviens.
(Ellrsort en courant par la porte S gauche, et Clé-
rambeau la suit plus lentement; en ce moment
Louise entr’ouvre la porte a droite.)
LOUISE, a demi-voix.
Pais-je sortir maintenant?
EMMERIC, vivement et refermant la porte.'
Pas encore...
CLÉRAMREAU, se retournant, et voyant Emmeric fermer la porte, revient sur ses pas.
Hein?., qu’y a-t-il? On a fermé cette porte...