SCÈNE VI
EMMERIC, M. DE SAINT-GERAN, LOÜISE, CLÉRAMBEAU.
CLÉRAMBEAU, troublé.
M“* la Comtesse!..
(Louise fait S Clératnbeau une profonde révérence.) M. DE SA1NT-GEHAN.
Ma femme... qui venait pour ce contrat...
pour ce mariage qui n’a plus lieu...
LO usés avec une Joie qu’elle réprime.)
Est-il possible?..
>t. DE saint-geran, avec humeur.
Eb! oui... nouvel incident.. (Montrant Emmène.) Monsieur refuse.
Louise, avec Joie.
Pourquoi donc?
u. DE saint-geran, R demi-voix et a l’épaule de Louise.
Pour une femme...
Louise, avec Joie et tendresse.
Qu'il aime donc bien ?..
M. DE SAINT-GERAN, de même.
Au contraire... qu’il abhorre... qu'il déleste...
Louise, à part
O ciel !..
EMMERIC , vivement.
Permette!...
CLÉRAMBEAU, vivement. *
Il n’a pas dit cela...
SI. DE SAINT-GERAN, de même.
Il nous l'a dit... tout à l’heure. .. ici même... il en est convenu... un amour qui lui pèse... qui lui est insupportable.
Louise, avec émotion.
E tcomment de pareils sentimens peuvent-ils Être ignorés de cette personne ?
M. DE SAINT-GERAN, de même et i demi-voix.
Eh! que sais-je? de vains égards, une délicatesse absurde, l’empêchent d’avouer la vérité... (A voix haute et avec force.) Et je soutiens, moi, qu'il faut enhn qu'elle la connaisse, quand je devrais la lui dire moi-même.
LOUISE, vivement.
Vousavea raison !
M. DE SAINT-GERAN.
N’est-ce pas?
EMMERIC, vivement.
An nom dn ciel !
M. de SAINT-GERAN, montrant Emmcric.
Mais il ne veut pas... il n’ose... Voyez plutôt... la seule pensée le rend interdit et tremblant... LOUISE, jetant nn regard de mépris sur Emmcric, qui baisse les yeux.
Vou$ dites vrai !..
M. DE SAINT-GERAN. h Clérambean.
Et maintenant, mon atni, je ne connais plu* qu'un moyen... Je vais chercher Aline, ma filleule ! sa vue lui donnera peut-être le courage qui lui manque... ou bien je penserai comme vous, qu’ü ne la mérite pas, s'il hésite encore un instant entre la femme qu’il aime et celle qu’il n’aime plus!
(U sort par la porte h droite.)